Dans une émission décryptage avec Kivu Morning post ce mercredi 24 juillet 2024, Corneille Semakuba, coordonnateur de la CREDHO (Centre de Recherche et de Documentation sur les Droits de l’Homme) en province du Nord-Kivu, a vivement contesté les récentes déclarations du ministre de la Justice, Constant Mutamba, concernant les conditions de détention dans les prisons congolaises.
Lors d’un briefing à Kinshasa, le ministre avait affirmé que les prisonniers de la prison centrale de Makala mangeaient deux à trois fois par jour.
Cependant, Semakuba a affirme que le ministre se basait sur des rapports des directeurs de prison et des chefs de cachot, plutôt que sur la réalité vécue par les détenus et leurs familles.
« Le ministre croit ce que les directeurs de prison et les chefs de cachot lui racontent. Mais nous, à la CREDHO, savons que, par exemple, à la prison centrale de Muzenze, il faut payer pour amener de la nourriture à un détenu. Nous savons que ce sont les familles des détenus qui les nourrissent, pas le gouvernement, » a déclaré Corneille Semakuba.
La société civile urbaine appelle des officiers de la police et l’armée de se retirer dans le dossier de l’espace du Camp Munzenze [Photo d’illustration]
Selon M. Semakuba, la réalité sur le terrain est bien différente des déclarations officielles. Les familles doivent souvent payer pour pouvoir apporter de la nourriture, et les conditions de vie des détenus dépendent principalement du soutien familial.
Pour améliorer les conditions de vie des détenus, la CREDHO plaide pour une désengorgement des prisons.
« Il faut voir comment désengorger les prisons. Il faut libérer les personnes détenues illégalement, » a ajouté M. Semakuba.
Cette position rejoint celle de nombreux défenseurs des droits de l’homme qui appellent à une réforme profonde du système pénitentiaire en RDC pour garantir des conditions de détention dignes et respectueuses des droits humains.
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