Des cas d’incendies de maisons sont devenus quasi récurrents dans la cité de Sake, en territoire de Masisi. Ces incidents surviennent alors que la cité s’est vidée de plus de 90 % de sa population à cause de la guerre du M23. Le cas le plus récent s’est produit mercredi en début d’après-midi. Selon nos sources dans la zone, plus de 30 maisons ont été réduites en cendres dans le quartier Virunga.
Cette situation n’est pas passée inaperçue aux yeux des organisations de droits humains. Après la société civile de Kamuronza, c’est au tour du collectif des victimes de la guerre d’agression du Rwanda en RDC (CVAR) de réagir.
Dans un communiqué de presse signé par cette structure et consulté par Kivu Morning Post, l’organisation regrette que ces incendies rapportés dans cette zone soient d’origine mystérieuse.
“Le CVAR dénonce pour la énième fois un complot visant les maisons et abris de cette population déplacée et demande l’implication directe de l’autorité provinciale pour que des enquêtes sérieuses soient menées afin de dénicher les auteurs et les traduire en justice pour qu’ils répondent de leurs actes criminels”, peut-on lire dans ce courrier.

Au-delà des aspects liés aux enquêtes, la structure attire l’attention de l’autorité provinciale sur l’urgence de renforcer la sécurité à Sake et dans le camp de déplacés .
“Il est essentiel de remettre les victimes dans leurs droits et de renforcer la sécurité dans la cité de Sake et au camp de déplacés de Lushagala pour mettre fin aux pillages, cambriolages et destructions des maisons et abris des populations déplacées dans les camps et familles d’accueil sous la sécurisation de la force loyaliste”, conclut la correspondance.
Le même jour, mercredi, d’autres cabanes ont pris feu au camp de déplacés de Lushagala. Selon les sources à Mugunga, cet incendie a réduit en cendres une trentaine d’abris provisoires et une vingtaine d’autres ont été détruits pour éviter la propagation du feu.












