Depuis les heures matinales de ce jeudi 30 mai 2024, des affrontements sont en cours entre les éléments FARDC/Wazalendo et les terroristes du M23-RDF autour de la cité stratégique de Sake, en chefferie de Bahunde, groupement Kamuronza, territoire de Masisi au Nord-Kivu.
Selon des sources locales, ce sont les forces armées de la RDC, avec l’appui des jeunes Wazalendo, qui ont attaqué la colline où sont situées les trois antennes, ainsi que Kiuli et d’autres collines dans la chefferie.
Ces vaillants combattants sont également appuyés par des équipes d’artillerie de la SADC qui lancent des bombes depuis Mugunga, visant ces collines afin de repousser l’ennemi loin de la zone.
Suite à ces détonations d’armes lourdes, certains habitants qui étaient déjà dans la cité, certains à la recherche de nourriture et d’autres tentant de regagner leurs maisons, sont remplis de peur.
« Depuis 4 h du matin, nous entendons les bombes au niveau de Kihuli. Ça fait mal, je rentre vers Goma, je ne veux pas rester dans cette zone. J’étais là uniquement pour me ravitailler de quoi manger. Nous sommes ici avec d’autres personnes. Les éléments FARDC et Wazalendo sont dans la zone, mais l’ennemi réplique aussi par des bombes qui risquent de causer des dégâts énormes à la population, comme à leur habitude », craint cet habitant sans plus de détails.

Quatre bombes ont déjà été larguées à l’aveuglette dans la cité de Sake par ces terroristes, mais le bilan reste encore à élucider.
D’autres sources depuis Matanda, dans la même chefferie, font savoir que deux obus de provenance inconnue, qui ont raté leurs cibles, ont terminé leur course dans les champs de patates douces sur les collines surplombant l’agglomération de Matanda, sans causer de pertes en vies humaines. Cependant, une panique s’est observée au sein de la population suite au bruit.
La circulation routière entre Sake et Kitshanga, ainsi que dans d’autres parties du territoire, est momentanément suspendue en attendant l’évolution de la situation, car celle-ci peut changer dans les heures qui suivent.
Rappelons que cela intervient après quelques jours d’accalmie sur ces lignes de front, à part quelques cas isolés dans le fin fond de la chefferie.












