La délégation de l’Union européenne et les ambassades de ses États membres condamnent fermement les bombardements survenus le vendredi 4 mai 2024 dans les sites de déplacés à Lac Vert et Mugunga, à 13 km de Goma, qui ont coûté la vie à plusieurs civils, dont au moins six enfants, et blessé de nombreux autres.
Dans un communiqué publié le dimanche 5 mai 2024, l’Union européenne a également condamné l’avancée sur le terrain des rebelles du M23 et de leurs alliés.
« La délégation de l’Union européenne et les ambassades de ses États membres condamnent fermement ces bombardements, qui ont coûté la vie à plusieurs civils, dont au moins six enfants, et blessé de nombreux autres, ainsi que les récentes avancées sur le terrain par le M23 et ses alliés. Nous exprimons notre solidarité aux victimes et à leurs familles et dénonçons l’escalade des violences aveugles contre les civils dans le Nord-Kivu », tel que mentionné dans le document.
Par ailleurs, l’Union européenne a condamné l’utilisation des armes lourdes aux alentours des camps de déplacés.
La délégation de l’Union européenne condamne fermement les derniers bombardements de sites de déplacés à Goma
« Nous condamnons également l’utilisation de plus en plus régulière de l’artillerie lourde à proximité des sites de déplacés, ce qui a des conséquences tragiques pour la population, prise au piège entre ces tirs croisés. »
Ainsi, l’Union européenne soutient la République démocratique du Congo pour traduire les auteurs de ce crime devant la justice.
« Nous montrons notre appui aux autorités congolaises pour traduire en justice les auteurs de cette agression armée qui représente une violation flagrante des droits de l’Homme et du droit international humanitaire et pourrait constituer un crime de guerre. »
L’Union européenne et les ambassades de ses États membres appellent à la cessation immédiate des affrontements entre les deux parties.
« Nous rappelons le besoin urgent d’une cessation immédiate des hostilités, et d’un accès sûr et sans entrave aux personnels humanitaires dans les zones où se trouvent les populations vulnérables », condamnent-ils.
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