Le ministre intérimaire de l’Économie nationale de la République démocratique du Congo, Eustache Muhanzi Mubembe, a annoncé une révision à la hausse des prix des carburants dans les zones d’approvisionnement Ouest et Nord du pays. Cette décision, rendue publique mercredi, entraîne une augmentation significative des prix à la pompe, affectant directement la vie quotidienne des citoyens.
Dans la zone Ouest, les nouveaux prix fixés sont les suivants : le litre d’essence passe désormais de 3.225,00 à 3.475,00 FC, le gasoil de 3.215,00 à 3.465,00 FC, le pétrole de 2.650,00 à 2 900,00 FC et le Fomi de 2.005,24 à 2 084,00 FC. Quant à la zone Nord, les variations sont également significatives : le litre d’essence grimpe de 3.970,00 à 4.220,00 FC, le pétrole de 3.200,00 à 3.460,00 FC et le gasoil de 4.020,00 à 4.270,00 FC. Ces augmentations s’appliquent à des villes telles que Mbandaka, Kisangani, Aketi, Bumba et au territoire d’Akula pour la zone Nord, et aux provinces de l’Équateur, du Kongo-Central, du Kwango, du Kwilu, de Mai-Ndombe, de la Mongala, du Nord-Ubangi, du Sud-Ubangi, de la Tshuapa, Boende ainsi qu’à la ville de Kinshasa pour la zone Ouest.

Cette révision des prix intervient après la dernière augmentation survenue en octobre 2023. La nouvelle grille tarifaire prend effet dès ce jeudi 25 avril 2024, impactant immédiatement le coût de la vie pour les ménages congolais.
Cette augmentation des prix des carburants est susceptible d’avoir des répercussions économiques majeures, notamment sur le coût des biens et services, le transport en commun et les activités commerciales. De plus, elle peut également aggraver la pression financière sur les ménages déjà confrontés à des défis économiques.
Face à ces augmentations, il est impératif que le gouvernement mette en place des mesures d’accompagnement pour atténuer l’impact sur les populations les plus vulnérables. Des mécanismes de subvention ciblés, des programmes d’aide sociale et des politiques de transport public abordables sont essentiels pour garantir que cette augmentation des prix ne creuse pas les inégalités et ne compromette pas l’accès aux services essentiels pour tous les citoyens.






