Après avoir commémoré le 30e anniversaire du génocide des Tutsis au Rwanda, la ministre des Affaires étrangères, Hadja Lahbib, s’est rendue en République démocratique du Congo (RDC) le mardi 10 avril 2024 pour une visite officielle de deux jours, qui se poursuit ce mercredi 10 avril. La tension persiste entre les deux pays en conflit, avec une menace de guerre imminente entre le Congo et le Rwanda, tandis que les pourparlers de paix n’ont pas encore abouti à des solutions concrètes.
Après l’arrivée de la cheffe de la diplomatie belge à Kinshasa, la Belgique maintient sa position sur cette question délicate. Hadja Lahbib a insisté pour que le Rwanda respecte l’intégrité territoriale de la RDC en retirant ses troupes qui occupent plusieurs localités dans la province du Nord-Kivu. « Nous avons également discuté de la situation dans l’Est de la RDC et de la nécessité d’une désescalade. La souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC doivent être respectées. Le Rwanda doit cesser son soutien au M23 et se retirer de la RDC », a déclaré la ministre belge des Affaires étrangères, tout en demandant à la RDC de cesser toute coopération avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

De son côté, la RDC, par le biais du ministre congolais des Affaires étrangères, Christophe Lutundala, souligne qu’il ne peut y avoir de dialogue sans sécurité préalable. « Il faut créer les conditions du dialogue, et la première condition est le retrait des troupes rwandaises de notre pays », a insisté le ministre congolais en lançant un appel à la communauté internationale.
Hadja Lahbib, ministre belge des Affaires étrangères, représentait la Belgique à la commémoration du 30e anniversaire du génocide rwandais à Kigali, où elle a encore souligné la nécessité pour le Rwanda de mettre fin à son soutien au M23 et de se retirer de la RDC, ainsi que pour la RDC de cesser toute coopération avec les FDLR. La Belgique encourage le dialogue entre les deux parties, soulignant l’importance de l’engagement continu dans les processus régionaux pour résoudre la crise et apaiser les populations.
Le président Paul Kagame évoque de son côté la présence dans la région des FDLR, fondées par d’anciens hauts responsables du génocide des Tutsis en 1994 au Rwanda, dont certains ont fui en RDC, chassés par le Front patriotique rwandais (FPR), au pouvoir à Kigali depuis juillet 1994.






