Plus de 133 000 personnes déplacées par les combats dans le Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, vivent dans des conditions précaires et alarmantes, selon un rapport d’Oxfam. L’organisation met en lumière le manque criant d’infrastructures sanitaires et l’accès limité à l’eau, exacerbant les risques pour la santé et la sécurité des déplacés.
Les déplacés se voient contraints de débourser jusqu’à 0,40 dollar pour accéder à des installations sanitaires basiques, une somme souvent inaccessible pour ceux qui ont tout perdu en fuyant les violences. Les femmes, particulièrement vulnérables, doivent parcourir jusqu’à 25 km pour trouver de l’eau, les exposant ainsi aux dangers et aux violences des groupes armés.
Justine Gomis Tossou, directrice pays d’Oxfam en RDC, alerte sur l’urgence de la situation, dénonçant le surpeuplement extrême des camps de déplacés et l’absence d’infrastructures sanitaires adéquates. Les femmes, en première ligne, font face à un risque accru d’abus sexuels et d’exploitation.
Le rapport révèle des cas poignants de violences sexuelles, notamment celui d’une mère de quatre enfants violée alors qu’elle cherchait désespérément du bois de chauffage pour nourrir sa famille. Malgré ces défis, Oxfam redouble d’efforts pour fournir de l’eau potable et construire des infrastructures sanitaires, mais l’organisation lance un appel pressant à la mobilisation de 4 millions de dollars pour intensifier ses actions.
La crise humanitaire en RDC exige une réponse immédiate et une solidarité internationale accrue. Alors que seulement 39,5 % de l’appel humanitaire de l’ONU pour la RDC a été financé à ce jour, le pays fait face à l’une des pires crises alimentaires au monde.
Selon les estimations de la coordination de l’action humanitaire en RDC et le gouvernement congolais, les besoins humanitaires actuels sur l’ensemble du territoire national sont estimés à 2,6 milliards de dollars américains. Un montant destiné à répondre aux urgences de 8,7 millions de personnes dans le besoin à travers le pays, a révélé le 20 février 2024 Bruno Lemarquis, responsable de Oicha en RDC.
La Convention pour la Révolution Populaire (CRP) a dénoncé, vendredi 1er mai 2026, une dégradation de la situation sécuritaire en province de l’Ituri, malgré la tenue récente d’assises sur la paix à Kampala. Selon le mouvement, ces rencontres organisées du 20 au 25 avril sous l’égide du gouvernement ougandais ont réuni des délégués de Kinshasa
À Lubumbashi, le mouvement citoyen Lutte pour le changement (LUCHA), à travers sa coordination du Haut-Katanga, a exprimé son opposition ferme à toute initiative visant à modifier la Constitution de la République démocratique du Congo. Cette position a été rendue publique ce vendredi 1er avril 2026, lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion du
La coordination provinciale de la société civile forces vives de l’Ituri tire la sonnette d’alarme face à une détérioration inquiétante de la situation sécuritaire dans plusieurs zones de la province. Dans une communication faite ce vendredi 1er mai 2026, son coordonnateur, Dieudonné Litori, affirme que des attaques armées et des actes de violence ont été
Les États-Unis ont annoncé, jeudi 30 avril 2026, des sanctions contre l’ancien président congolais Joseph Kabila. Washington reproche à Joseph Kabila de soutenir le mouvement politico-militaire AFC/M23. L’annonce a été faite dans un communiqué du département du Trésor américain, via l’Office of Foreign Assets Control (OFAC). Selon les autorités américaines, Joseph Kabila aurait fourni un
À Lubumbashi, la ville resserre l’étau sur la circulation urbaine. Dans une démarche visant à restaurer l’ordre et à mieux organiser le transport, le maire de la ville de Lubumbashi, Joyce Tunda Chansa, a officiellement remis, ce jeudi 30 avril, un arrêté réglementant la circulation des motards au commissaire divisionnaire, le général Blaise Kilimba Limba.
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