Une autre audience dans l’affaire qui oppose le directeur de publication adjoint d’ACTUALITE.CD et correspondant de Jeune Afrique au ministère public devant le tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe a eu lieu, ce vendredi 3 novembre 2023, à la prison centrale de Makala à Kinshasa, en République démocratique du Congo.
Au cours de Cette audience, la défense est revenue sur la proposition de contre-expertise, estimant qu’il y a absence « d’indices sérieux de culpabilité », dans les faits reprochés au journaliste Stanis Bujakera Tshamala.
À en croire maître Ndikulu Yana, le porte-parole du collectif d’avocats de Stanis Bujakera, les avocats du journaliste ont renouvelé leurs demandes formulées lors de l’audience du vendredi 20 octobre 2023, notamment une contre-expertise au regard des multiples contradictions de l’accusation.
De son côté, le procureur de la République en charge du dossier, Edmond Isofa Nkanga, sollicite le rejet de la requête de la défense sur la contre-expertise de la note de l’ANR, mais aussi la demande d’une liberté provisoire.
« La demande de la liberté provisoire vise à retarder le procès », a-t-il soutenu.

Pour répondre à cette requête et à celle du procureur de la République en charge du dossier qui, estime que la contre-expertise retardera le procès, Le tribunal a renvoyé l’affaire au 17 novembre prochain et promet d’étudier la demande formulée par la défense, a précisé Me Ndiku Luyana.
Arrêté le 8 septembre à l’aéroport de N’djili, avant d’être transféré le 14 du même mois à la prison centrale de Makala, Stanis Bujakera est accusé notamment de « faux en écriture, falsification des sceaux de l’État », « propagation de faux bruits », « transmission de messages erronés et contraires à la loi » et court une peine pouvant aller jusqu’à dix ans.
Ces poursuites font suite à la publication sur le site de Jeune Afrique, le 30 août, d’un article mettant en cause les renseignements militaires dans l’assassinat de l’opposant Chérubin Okende, sur base d’une note interne attribuée à l’ANR dont les autorités contestent l’authenticité.
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