Les trois pays bassins forestiers du monde se réunissent depuis ce Jeudi 26 Octobre 2023 à Brazzaville, capitale de la République du Congo, de l’autre côté de la rive gauche du fleuve Congo.
Une réunion de haut niveau qui n’est pas anodin, car dans 1 mois, ça sera la tenue de la vingt-huitième conférence des parties qui se tiendra du 30 au 12 Décembre prochain à Dubaï, aux Emirats Arabes unis.
Dans son discours, Dennis Sassou Nguesso, hôte du jour a tenu à vanter le potentiel forestier de ces trois principaux poumons du monde dans la lutte contre le changement climatique.
« En ces temps critiques, nous devons agir ensemble et avec détermination pour préserver les 350 millions d’hectares de forêts tropicales, qui représentent un investissement colossal de 1 000 milliards de dollars selon les estimations des experts des Nations Unies. Les Trois Bassins, qui abritent 80 % des forêts tropicales mondiales et les deux tiers de la biodiversité terrestre, jouent un rôle essentiel dans cette lutte. » a dit le président congolais.
Plus de 3000 participants venus de l’Amazonie, du Congo et du Bornéo Mékong se réunissent jusqu’au Samedi 28 Octobre prochain avec comme grand objectif de mobiliser des financements pour les forêts tropicales.
Il sera également question de définir des stratégies de développement et de conservation durable et de lutte contre la déforestation.
Il peut être également question de construire une coalition mondiale pour accélérer la transition énergétique.
Une question intéressante qui réjouit plusieurs activistes climatiques à Goma, qui croient qu’il est important que les jeunes puissent s’impliquer dans les actions de lutte contre la déforestation en RDC.

« Il est important que les jeunes puissent avoir l’esprit d’initiatives pour créer d’autres foyers améliorés qui n’utilisent pas le charbon car nous savons les conséquences de la déforestation » dit Mutabesha Justin, activiste pro-climat basé à Goma.
Selon le média le point.fr, 145 délégations officielles, 18 organisations internationales, 427 ONG, 123 représentants de la communauté scientifique, 326 membres de la société civile, 354 du secteur privé prennent part à ces assises.
Selon une étude de Global Forest Watch, les forêts du bassin du Congo séquestrent 600 millions de tonnes de carbone, ce qui s’élève à 30 milliards de dollars américains.
Lors des dernières négociations climatiques à Glasgow, en Ecosse, un groupe des donateurs internationaux s’était engagés à verser 1,5 milliards de dollars jusqu’en 2026 en faveur des forêts du bassin du Congo.
Répondant à la question de Kivumorningpost sur l’importance de la forêt du bassin du Congo dans la lutte contre le changement climatique en ce contexte où la forêt amazonienne connait multiples défis dont les incendies répétitifs, Ephraim MWEPYA, chef du groupe des négociateurs africains sur le climat a déclaré que l’attention du groupe des négociateurs africains est focalisée sur les forêts du bassin du Congo et qu’il est plus que jamais important de tirer des dividendes que cela offre dans les négociations climatiques.
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