Une cinquantaine des manifestants membres du collectif des victimes de l’agression rwandaise ont été dispersés ce mercredi 18 Octobre 2023 à Goma par des tirs de gaz lacrymogène de la police. Ces manifestants exigeaient le départ sur le sol congolais des forces de l’EAC.
Malgré l’interdiction de cette marche, la veille, par la mairie, les manifestants ont bravé la peur et se sont dirigés vers le gouvernorat de province. Constitués en deux groupes, les uns ont pris comme point de départ le rond-point Kihisi en territoire de Nyiragongo et d’autres l’entrée président.
Ceux de Kihisi n’ont pas atteint le gouvernorat, arrivé vers deux lampes, ils ont été dispersés par la police qui a tiré de bombes à gaz lacrymogène en étouffant la manifestation.
Sur place, les services de l’ordre ont arrêté trois d’entre eux. D’autres se sont reconstitués et se sont dirigés vers le gouvernorat de province.

Lors de la lecture de leur mémorandum devant le musée, les membres du collectif ont été surpris par un peloton de policiers qui les a dispersés. Des gaz lacrymogènes ont suffi aux services de l’ordre pour faire respecter le mot d’ordre de l’autorité urbaine qui a interdit la veille la marche.
Une première manifestation réprimée depuis la récente adresse du chef de l’État sur l’État de siège. Dans son message, le chef de l’État avait annoncé l’ouverture de l’espace politique dans les zones sous régime spécial de l’État de siège.
Au-delà de cette manifestation du collectif des victimes de l’agression rwandaise, une autre marche est projetée jeudi par les mouvements citoyens et groupes de pression de la province du Nord-Kivu.
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