La récurrence des incendies au quartier Nkafu dans la ville de bukavu nécessite des actions concrètes de la part des autorités du Sud-Kivu. C’est ce que pense Paulin Mulume, acteur politique et ancien cadre de la société civile. Celui-ci le dit quelques jours après l’incendie de 22 maisons et la démolition de 19 autres pour empêcher la continuité de l’incendie. Selon cet acteur politique, environ 44 familles sont sans abris suite à cet incident tragique.
« Je crois que c’est quelque chose qu’il faut encore une fois déplorer comme on l’a toujours fait, on a eu à proposer des pistes des solutions à ceux qui gouvernent notamment le maire de la ville de Bukavu. Oui c’est bien de s’attaquer à la salubrité, mais c’est plus mieux de tenir compte des problèmes qui endeuillent la ville » déclare ce dernier.
Après une analyse profonde, celui-ci épingle quelques causes à la base de ces incendies répétitifs.
Image illustrative de la ville de Bukavu en commune d’Ibanda, quartier Ndendere
« Nous constatons actuellement que la mairie de Bukavu n’a pas des véhicules anti-incendie c.-à-d. S’il faut éteindre le feu il faut faire appel à des particuliers, leur demander service et certains disent qu’ils n’ont pas de l’eau dans leurs véhicules, d’autres disent qu’ils n’ont pas de carburants dans leurs véhicules. Nous remarquons également qu’il y a eu des constructions anarchiques dans la ville, les gens construisent jusqu’à barrer la route qui peut permettre au véhicule de passer en cas d’incendie c’est -à -dire les maisons sont serrées les unes contre les autres » déplore-t-il.
Pour pallier ce problème, celui-ci propose aux autorités de changer des stratégies pour contenir les flammes, une fois déclarés.
« Les dirigeants doivent rendre disponibles les avions pour diminuer les dégâts que causent ces incendies ».
Le quartier NKAFU est constamment exposé aux incendies depuis le début de cette année. La plus grande catastrophe enregistrée dans ce quartier remonte au 4 juin 2023. Lors de cet incendie, plus de 500 maisons avaient pris feu vers camp Zaïre non loin de l’ancienne coopérative.
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