Le ministère des droits humains condamne la dernière arrestation des 4 militants pro-démocratie, qui étaient en sit-in devant le bureau de la Regideso à Goma.
Dans une déclaration, ledit ministère rappelle aux services étatiques et sécurité de veiller à promouvoir, de protéger et de respecter les droits humains. Ceci intervient après l’arrestation de quatre militants de la Lucha lundi dernier dans la ville de Goma.
Ceux-ci réclamaient l’accès à l’eau potable, qui selon eux est un droit fondamental garanti par l’article 25 de la déclaration universelle des droits de l’homme relatifs aux services sociaux nécessaires et l’article 48 de la constitution de la République démocratique du Congo. Ce point de vue est partagé par le ministère de tutelle, qui trouve ces revendications tout à fait normales.
« Force est de rappeler aux acteurs politico-administratifs et judiciaires qu’il appartient à l’État de veiller à l’exercice des libertés fondamentales, garanties à la fois par les instruments internationaux relatifs aux droits humains et par la constitution, qui consacre les articles 11 à 67 aux droits humains, aux libertés fondamentales et aux devoirs du citoyen et de l’Etat » lit-on dans ce communiqué.

Le même communiqué poursuit que « nul ne peut porter atteinte au droit de revendication et de manifestation, lorsqu’il s’agit de la défense d’un droit reconnu ».
Le ministre des droits humains rappelle aux pouvoirs étatiques leur obligation de promouvoir, de protéger et de respecter les droits humains et libertés fondamentales et à y travailler sans relâche, et aux citoyens, aux membres de la société civile et acteurs politiques compris d’en faire usage dans le strict respect des lois de la République.
Le respect de l’ordre public est l’unique cadre qui permet l’expression des libertés de tous et de chacun, rappelle le ministère de droits humains. Il faut dire que ces 4 militants de la Lucha arrêtés ont été relâchés Jeudi 24 août 2023 après 4 jours de détention.
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