La situation est confuse depuis la soirée de lundi en ville de Butembo. Des jeunes de cette partie de la province ont mis fin à la vie d’un élément des forces de la RDC aux environs de 20h 30, indiquent le porte-parole des opérations SOKOLA 1 grand nord.
Le capitaine Anthony Mwalushayi argue en disant qu’après un long moment, les FARDC ont réussi à récupérer le corps de ce militaire des mains de ces jeunes qu’il qualifie de manipulés par des tiers. « Certains jeunes contribuent à l’insécurité et le désordre total dans cette zone au profit des tireurs de ficelles. Pas plus tard hier, aux alentours de 20h 30, ces jeunes ont lâchement tué un soldat des FARDC qui était dans sa mission régalienne. En le léchant ainsi, ils ont empêché son collègue de récupérer le corps. Et ça dégénéré jusqu’aux alentours de 23h où l’armée a réussi à récupérer le corps de ce compatriote qui a laissé toute sa famille pour s’installer, militer, combattre pour le retour de la paix. » Indique le capitaine Anthony Mwalushayi.
Cette situation a été à la base d’une vive tension dans la matinée de ce mardi. Plusieurs coups de balle sont été entendus en commune vulamba non loin de la mairie. Boutiques et magasins n’ont pas ouvert leurs portes au centre-ville de Butembo. Le porte-parole de l’armée fait savoir que cette situation a été provoqué par des jeunes qui voulaient barrer la route afin que des enquêtes ne soient amorcés pour découvrir l’auteur du meurtre de ce militaire FARDC. « Ce matin de ce mardi 25 avril, l’armée et les services de sécurité en général sont descendus sur terrain en pleine ville de Butembo pour mener des enquêtes, mais malheureusement les mêmes jeunes ont barricadé les routes en empêchant ainsi aux services de sécurité de faire leur travail. » Regrette-t-il.
Le capitaine Anthony MWALUSHAYI appelle les jeunes à revenir au bon sens. « Tout en décourageant ce comportement, les FARDC mettent en garde tous les jeunes qui seront cités d’avoir participé de loin ou près dans cet assassinat. Nous prenons les dispositions nécessaires pour sécuriser la ville de Butembo, la population et ses biens. Nous demandons aux jeunes de revenir au bon sens » conclut-il.
Comme dans d’autres entités du Nord-Kivu, le mariage civilo-militaire est loin d’être une réalité à Butembo.
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