73 morts, bilan partiel des personnes décédées dans la forêt de Shakahola, dans la province du Malindi au Kenya . Selon les premiers éléments d’enquêtes rendus disponibles par la Police de ce pays, ces fidèles sont passés par un lavement de cerveau qui les auraient conduits à se laisser mourir de faim en brousse dans le but de rencontrer Jésus. A Goma, nombreux sont ces activistes à se prononcer sur ce drame. C’est le cas de Josué Wallay militant au sein du mouvement citoyen Lucha. Celui-ci trouve inconcevable que sur base d’une foi erronée ces hommes et femmes, soient aveuglés par un terroriste spirituel jusqu’au point de sacrifier leurs vies.
« C’est très aberrant et très décevant que les citoyens se fassent tuer gratuitement sur l’appel d’un pasteur. L’Afrique doit barrer la route à ce mythe de la peur de l’ombre de la mort que les églises que nous considérons de coloniales ont transformées en industrie financière. Le combat pour l’indépendance spirituelle de l’Afrique doit être entamé » ,il ajoute t en disant: « il est temps de débuter la déconstruction des fameuses vérités venues d’ailleurs que certaines personnes utilisent pour duper la population en disant qu’ils les conduisent vers Dieu.

Au vu du nombre des victimes et du caractère sacré de la vie , Josué Wallay demande à : « La justice Kenyane de se saisir de ce dossier et établir les responsabilités pour prévenir une éventuelle répétition. Un endroit où certaines personnes pensent aller trouver la vie éternelle ne doit pas se transformer en mouroir » dit –il sous la consternation. Il conclut , « les autorités doivent comprendre les enjeux et mettre en place des mécanismes de suivi de nos différentes églises pour éviter les différentes violations des droits de l’homme qui s’y observent » plaide-t-il.
Des sources au Kenya rapportent l’arrestation de ce pasteur et six de ses collaborateurs. Sauf changement , l’examen de son dossier au niveau de la justice est prévu le 2 mai
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