Dans la capitale du Nord-Kivu, des cas de tueries sont devenus légions dans les quartiers et avenues de cette entité située au pied du volcan Nyiragongo. Dans le but de comprendre l’enlisement de cette situation et y apporter des solutions, certains jeunes ont trouvé des causes justes pour attirer l’attention de décideurs. « Vous savez, aujourd’hui, nous sommes en guerre et la ville de Goma n’est pas épargnée par les conséquences de la guerre, ce qui fait d’elle l’épicentre d’actes de banditismes. Quand vous faites la ronde des avenues, il n’est pas surprenant de croiser des personnes inconnues, ce qui concourt à l’insécurité. », Nous dit Patient, un jeune vivant au quartier Ndosho. De son côté, Moise AKILI, président du conseil local de la jeunesse du quartier Kyeshero pense que le chômage et la vente des stupéfiants aux jeunes seraient parmi les causes de l’insécurité en ville. « Les causes de l’insécurité dans notre ville sont nombreuses. Mais si vous essayez de voir aujourd’hui, beaucoup de jeunes consomment trop d’alcool. Il n’est pas non plus exclu que le chômage puisse contribuer aux éléments qui poussent les jeunes à voler et tuer les gens. Imaginez, en une semaine seulement, combien de cas de meurtres ont été dénombrés. Je crois qu’il est très important que les autorités urbaines pallient ce problème sociétal » préconise Moise AKILI

Dans l’anonymat, d’autres jeunes accusent certains agents de sécurité de contribuer à l’insécurité persistante à Goma. « Il y a certains éléments d’ordre qui se transforment en voleur pendant les heures vespérales. Une situation troublante pour la population fait savoir l’un d’eux ; parfois quand les jeunes dénoncent ce comportement, certaines autorités nous disent que nous n’avons pas les droits de nous plaindre »
« Effectivement quelques policiers et soldats sont les premiers à tuer les gens dans cette ville. Nos autorités doivent chercher des solutions durables, car nombreux parmi les militaires et policiers ravissent les téléphones et autres bien de la population »
« Les services de renseignement aussi ne travaillent pas comme il faut et quelques fois, nous pensons qu’ils sont complices dans la détérioration de l’insécurité dans la ville de Goma. »
L’insécurité au chef-lieu du Nord Kivu ne cesse de prendre une allure inquiétante depuis la chute de quelques villages du territoire de Masisi entre les mains du m23. En une semaine, plus de cinq personnes ont trouvé la mort dans des circonstances diverses suite à l’activisme des bandits à mains armées dans la commune de Goma et celle de Karisimbi.
A lire aussi sur Kivumorningpost






