Le syndicat des écoles primaires publiques du Nord-Kivu lance un appel aux chefs d’établissement des écoles primaires publiques, en particulier ceux de la ville de Goma, afin qu’ils évitent d’intimider les enseignants et de les considérer comme des moins que rien avant l’ouverture de l’année scolaire 2023-2024.
Sophie Valinande, porte-parole du syndicat, lance un message fort pour interpeller les chefs d’établissement à accorder une importance considérable aux enseignants pendant cette période de vacances. Elle déclare : « Nous approchons de la rentrée scolaire et certains chefs d’établissement traitent les enseignants comme des chiens. Un enseignant a le droit de demander l’autorisation d’organiser une réunion où bon lui semble, car il est un éducateur d’hommes. Au lieu d’aider, d’écouter et d’orienter les enseignants, certains les chassent comme des chiens. Nous nous demandons où va ce pays ? De plus, ils cherchent maintenant à impliquer des personnes non concernées dans ces réunions, même des personnes qui ne font pas partie d’organisations, sans pour autant avoir les connaissances nécessaires. »

Et d’ajouter : « Nous rappelons, insistons et disons ceci : chers chefs d’établissement, ne cherchez pas d’histoires avec les enseignants. Ce sont des personnes meurtries, qui souffrent et qui ont besoin du soutien de nos autorités politiques, administratives et scolaires. Aidez-nous, s’il vous plaît, nous ne voulons pas être des éléments subversifs, mais plutôt des éléments en quête d’orientation. Nous souhaitons que, ensemble, avec les parents, les enseignants, les chefs d’établissement et nos gestionnaires, nous puissions travailler conjointement pour le bien-être de nos enfants ».
Pour elle, « Si le Congo est en train de mourir, nous contribuons à sa mort. Je ne comprends pas comment quelqu’un qui revendique ses droits, pourtant explicitement énoncés dans la constitution du pays, peut être poursuivi et traité comme un rebelle. Pourtant, l’enseignant est la deuxième personnalité après le parent de l’enfant. C’est lui qui forge chaque individu. »
Elle demande aux chefs d’établissement de se mettre à la place de chaque enseignant qui souffre aujourd’hui, mais qui est appelé à donner corps et âme pour l’éducation et le bon développement de l’enfant. Elle souligne que cet enfant est l’avenir du pays et que s’il est bien traité, cela profitera à tout le monde.
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