Un regroupement des organisations membres de la société civile et mouvements citoyens fustige le musèlement de l’opposition politique et des activistes des droits humains en cette période pré-électorale. Il s’agit du comité Laïc Coordination, de Filimbi, de Wake Up for your rights et RARIP-RGL.
Pour éviter que le pays ne se plonge dans un chaos et une crise électorale et postélectorale, ceux-ci appellent donc les parties prenantes au processus électoral à un consensus au risque de plonger le pays dans les chaos.
« Nous nous sommes réunis pour évaluer la situation du pays. Avons constaté que la situation est déplorable et préoccupante d’autant plus que sur le plan suivi du processus électoral, nous avons trouvé qu’il y a beaucoup de choses à faire, beaucoup d’irrégularités. Nous assistons de plus en plus à une instrumentalisation de la justice, à une intolérance politique, à une dictature qui ne dit pas son nom. Tous les temps. Nous assistons à des arrestations arbitraires qui sont à dénoncer. Nous n’allons pas laisser faire cette dérive. Le pouvoir ne veut entendre qu’une seule voix qui l’arrange. Nous demandons que l’on puisse décrisper la situation politique et demandons à la CENI de tout faire pour que l’on puisse assister à une exclusivité et transparence dans le processus électorale » fait savoir Jackson KITAMBALA est l’un de leur.

Ce collectif recommande également au gouvernement congolais de faire de tout son mieux pour reconquérir les zones sous occupations des rebelles pour que chacun participe aux prochaines élections.
« Nous déplorons le fait qu’une bonne partie du territoire national est sous occupation étrangère. Rappelons aux autorités de tout faire pour occuper des zones contrôlées par le M23. Nous assistons à la concentration des moyens pour museler l’opposition et la société civile alors que ces moyens devraient servir pour combattre le M23 et d’autres groupes armés comme les ADF » recommande Jackson KITAMBALA dans un entretien avec Kivumorningpost.
Ce collectif met en garde sur un probable non tenue des élections dans des zones affectées par les conflits armés et appelle les autorités congolaises à tenir leur responsabilité en main. La République démocratique du Congo se situe à la croisée des chemins. Les élections sont attendues d’ici à la fin de l’année à en croire l’esprit du calendrier électoral publié par la commission électorale nationale indépendante en Novembre 2022.
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