Plus de trois mois viennent de s’écrouler sans que les habitants de Kilolirwe et environs ne bénéficient de services des maisons de télécommunications. Ces Congolais interrogés par la rédaction de Kivu morning post indiquent que cette situation est la conséquence des combats ayant opposé en début d’année les forces loyalistes aux éléments duM23. « C’est depuis le 28 janvier 2023 que nous ne parvenons plus à communiquer via un téléphone portable. Nous sommes handicapés depuis les derniers combats entre les FARDC et les M23 dans le groupement Bashali Kahembe. » témoigne Patrick Nsengeye, un habitant de la région.
Celui-ci poursuit en disant « Ce qui était possible hier, est devenu un rêve aujourd’hui. Avant, on atteignait facilement nos proches en utilisant les réseaux orange et AIRTEL. À l’heure, nous ne pouvons plus communiquer entre nous dans les villages de Kausa, Kilolirwe, Nyamitaba, Muheto, Kanzenze, Nyakariba, Busihe, Rujebeshe. » regrette-t-il

Il lance un SOS aux responsables des maisons de télécommunications concernées à déployer leurs équipes dans la région dans le but d’y rétablir la connexion. « Nous lançons un SOS auprès de responsables de ces réseaux. Nous souffrons beaucoup ici. S’il y a moyen ; qu’ils viennent à notre secours en établissant la connexion. » plaide-t-il
De nombreuses organisations et sociétés peinent à reprendre leurs activités dans le groupement Bashali KAhembe. C’est consécutivement à la situation sécuritaire volatile dans la région. Si les éléments de la force régionale de l’EAC sont déjà déployés dans quelques villages, dont Kilolirwe où se situent ces antennes, le risque de confrontation entre les rebelles du M23 et les combattants patriotes reste toujours élevé, font savoir les acteurs sociaux dans la zone.
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