Les journalistes du Nord-Kivu sont appelés à œuvrer pour accompagner les FARDC sur la ligne de front. Appel lancé au chevalier de la plume à l’occasion de la journée internationale de la liberté de la presse célébrée le 3 mai de chaque année. Une célébration qui intervient dans un contexte particulier au nord du Kivu où les journalistes se disent confrontés à plusieurs défis depuis l’instauration de l’État de siège. Pour certains chevaliers de la plume, le régime spécial de l’État de siège vécu en province a eu un effet négatif sur le travail de journaliste.
« La province du Nord-Kivu est sous Etat de siège, et cela restreint la liberté de la presse. Tout ce que le journaliste a besoin de dire, de reporter, il ne le fait pas parce que tout simplement il pense que les autorités militaires ne vont pas comprendre cela comme un moyen d’expression. » Fait savoir Merveille Kiro
Entre État de siège et la guerre dans l’Est, les professionnels de médias ne devront pas diffuser des informations qui démoralisent l’armée pendant cette période, estime Rozenn kalafulo. La rédactrice en chef de Pôle fm invite ses confrères à privilégier le journalisme patriotique.

« Le pays est agressé par le M23 et si nous devons diffuser les informations, nous devons diffuser les informations qui ne doivent pas démoraliser l’armée parce que nous sommes gérés par l’armée au Nord-Kivu. Une expérience qui n’est pas nouvelle ; la situation de guerre entre la Russie et l’Ukraine doit inspirer la presse congolaise » estime- t- elle.
Convié à cette cérémonie, le vice-gouverneur du Nord Kivu rappelle que la responsabilité d’une bonne liberté de la presse est partagée.
« Nous sommes partenaires de journalistes. Par rapport à leur métier. C’est nous qui devons planifier le cadre du travail de journaliste. C’est nous qui devrons préciser les lois sur lesquelles les journalistes doivent travailler, c’est nous qui devrons assurer la sécurité des journalistes lorsqu’ils donnent des informations nécessaires à la population pour son vécu quotidien. Nous gouvernement provincial met tout en œuvre pour tracer un cadre de travail de journaliste, car c’est à travers leur travail que la population est formatée. Une responsabilité partagée. Les journalistes doivent suivre leur déontologie. » Indique le commissaire supérieur Romy Ekuka Lipopo
Il sied de noter que la presse a célébré ses 30 ans de la liberté sous le thème façonner un avenir de droits : la liberté d’expression comme moteur de tous les autres droits de l’homme.
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