Le comité laïc de coordination diocèse de Goma appelle le Gouvernement congolais à limiter significativement les activités de force régionale l’EAC jusqu’à l’adoption d’un nouveau mandant clair. Cette recommandation est contenue dans une lettre que cette structure a adressée au Gouverneur de province et dont une copie nous est parvenue.
« Par sa lettre du 20 avril adressée au Gouverneur Militaire et commandant des opérations dans le Nord-Kivu, le Comité Laïc de Coordination tient à rappeler aux autorités que le mandant de l’EAC a expirées depuis le 31-3-2023. Et s’interroge sur le fondement juridique qui permet aux forces de l’EAC de maintenir leur présence au-delà du délai légal » indique ce communiqué.
Face à une cacophonie observée dans l’exécution du mandat de cette force, le comité laïc de coordination pose six conditions avant le renouvellement du mandat de celle- ci.
Il s’agit :« De la limitation significative des activités de celle-ci avant le renouvellement du mandat, la non-acceptation du gouvernement congolais d’un mandat flou et inoffensif, le déploiement des FARDC dans les zones abandonnées par les m23, pas de négociation politique spéciale limitée aux m23, une enquête mixte doit être menée pour se rassurer si l’identité des éléments du m23 engagés à déposer les armes pour éviter toute infiltration au sein de la population civile et enfin une consultation préalable du parlement et la société civile avant toute prorogation de mandat » conclut ce document.

Cet appel du comité laïc de coordination fait suite à un communiqué de presse publié mercredi par la Société civile du Nord-Kivu. Dans ce document, les forces vives plaignent l’inaction et le caractère confusionnel du mandant de la Force de l’EAC. Dans le but d’éclairer la lanterne de la population, le bureau de coordination des forces vives du Nord-Kivu a ainsi invité le chef de l’État congolais et le chef du gouvernement à apporter toute la lumière sur le mandat de cette dernière
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