Des anciens combattants de la Convention pour la révolution populaire (CRP), mouvement dirigé par Thomas Lubanga, dénoncent leur abandon après avoir répondu à l’appel du chef de l’État et déposé les armes.
Près de dix mois après leur retrait, ils affirment vivre sans assistance, confrontés à des difficultés d’alimentation, de logement et d’accès aux soins de santé.
Dans une correspondance datée du 31 octobre 2026 et adressée au vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, ces anciens éléments demandent aux autorités de reconnaître leur démarche et de mettre en place un mécanisme de prise en charge.
Selon cette lettre, dont une copie est parvenue à Kivu Morning Post, les intéressés ont quitté la CRP le 9 janvier 2026. Ils avaient alors été reçus par l’ancien gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant-général Johnny Luboya Kashama.
Les signataires expliquent avoir renoncé à la lutte armée par attachement à la paix, à l’unité nationale et au respect des institutions de la République. Ils espéraient ainsi retrouver une vie normale et contribuer à la reconstruction du pays.
Toutefois, ils regrettent qu’aucun accompagnement concret ne leur ait été accordé depuis leur retrait. Ils affirment notamment manquer de moyens pour satisfaire leurs besoins essentiels et déplorent l’absence d’orientation sur leur avenir.
Pour sortir de cette situation, ils demandent au ministère de la Défense d’organiser une rencontre avec leurs représentants, de faciliter leur identification, d’évaluer leurs besoins et de dépêcher une équipe nationale à Bunia pour constater leurs conditions de vie.
Ces anciens éléments expriment également leur déception envers l’équipe qui les avait encouragés à abandonner le mouvement armé, mais qui, selon eux, les aurait ensuite laissés à leur propre sort.
La lettre, signée par Claude Pakirabo Boni au nom des personnes concernées, réaffirme néanmoins leur disponibilité à collaborer avec les autorités pour trouver une issue à leurs revendications.
Des copies ont été adressées au conseiller du chef de l’État chargé de la médiation et de la résolution du conflit en Ituri, ainsi qu’au gouverneur militaire de cette province.







