Le Front pour la Refondation de la Nation (FRN) condamne ce qu’il qualifie de poursuite des massacres de populations civiles dans plusieurs zones densément peuplées.
Dans un communiqué officiel publié ce mercredi 4 novembre 2026, le mouvement attribue ces violences aux forces coalisées du gouvernement de Kinshasa, citant notamment les FARDC, les FDLR, les milices Maï-Maï, des mercenaires étrangers ainsi que des éléments de la Force nationale de défense du Burundi (FNDB).
Dans le même document signé par Lawrence Kanyuka, porte-parole du mouvement, le FRN dément les informations selon lesquelles il aurait l’intention de se rendre à Uvira.
« Le FRN tient à informer le peuple congolais ainsi que la communauté internationale qu’il n’a ni l’intention, ni l’intérêt, ni le projet de se rendre à Uvira, contrairement aux accusations infondées et aux insinuations délibérément propagées par le régime de Kinshasa », a déclaré Lawrence Kanyuka dans le communiqué.
Selon le FRN, ces propos sont infondés et relèvent d’une stratégie de diversion politique et de manipulation de l’opinion publique menée par Kinshasa pour détourner l’attention des exactions commises contre les civils.
Selon le mouvement politico-militaire dirigé par Joseph Kabila, depuis deux mois, les forces coalisées de Kinshasa ont intensifié leurs attaques contre les positions du FRN et la population.
Ces attaques sont menées à l’aide de drones de combat, d’avions de chasse, d’artillerie lourde, de missiles à longue portée ainsi que de troupes au sol, alerte le FRN.
Les offensives de l’armée congolaise et de ses alliés se poursuivraient sur plusieurs axes et dans plusieurs localités, notamment dans les Hauts Plateaux de Minembwe, le territoire d’Uvira, Walungu, Kalehe, Masisi, Lubero et Walikale.
Le FRN réaffirme, dans le communiqué, son attachement au processus de paix de Doha. Il prévient qu’il ne restera pas les bras croisés face à ces violences et dit se réserver le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre les zones sous son contrôle et protéger les populations.







