Une délégation du haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), venue de Genève et accompagnée par AEDES, a été empêchée d’accéder au site de déplacés de Kigonze, chef-lieu de la ville Bunia. C’était lors de sa visite du vendredi 23 octobre 2026. La présence des militaires sur le site aurait empêché ses membres de constater directement les conditions de vie des déplacés.
Ces derniers ont profité de cette visite pour présenter un mémorandum réclamant notamment le respect de leurs droits et la justice à la suite des actes de vandalisme signalés lors des opérations de bouclage.
Selon Olivier Bavi Karba, président de l’association des personnes déplacées, la délégation souhaitait se rendre sur le terrain pour évaluer elle-même la situation. Faute d’accès au site, une activité a été organisée avec les déplacés dans une salle de la CAJEK, à Bunia.
À cette occasion, les représentants des déplacés ont lu leur mémorandum devant les membres de la délégation, les appelant à prendre leurs revendications au sérieux. Ils réclament notamment que justice soit rendue à la suite des actes de vandalisme qu’ils affirment avoir subis lors des opérations de bouclage dans les sites de déplacés de Kigonze.
« Nous avions voulu que cette délégation entre elle-même dans les sites pour voir leur état actuel. Malheureusement, elle n’a pas eu accès. Nous lui avons néanmoins présenté les images que nous avions déjà documentées », a expliqué Olivier Bavi Karba.
Le président de l’association des personnes déplacées affirme que les membres de la délégation ont été touchés par les images présentées, montrant notamment l’état des abris et les dégâts matériels enregistrés sur le site.
Il a salué le déplacement de cette délégation depuis Genève, estimant que cette démarche témoigne de son intérêt pour la situation des personnes déplacées.
Il appelle également les autres organisations humanitaires à se rendre sur place afin de constater directement les conditions de vie des familles affectées.
Cette visite intervient dans un contexte de préoccupations persistantes concernant la situation humanitaire des déplacés de guerre à Bunia, particulièrement au site de Kigonze.
Les responsables des déplacés insistent sur la nécessité de faire entendre leurs revendications et d’obtenir des réponses concrètes aux difficultés auxquelles ils sont confrontés.







