Les chauffeurs de gros camions ont décidé de mettre fin à leur mouvement de grève sur la Route nationale numéro 27 (RN27), en Ituri.
Cette décision intervient après une rencontre tenue ce vendredi 23 octobre 2026 avec le représentant de l’autorité provinciale, au cours de laquelle les transporteurs ont notamment évoqué les questions de sécurité et les tracasseries routières sur cet axe.
La reprise du trafic intervient dans un contexte marqué par l’inquiétude des transporteurs, après l’assassinat de plusieurs de leurs collègues à Pimbo, sur la RN27. Ce drame avait provoqué une interruption des activités de transport, les chauffeurs conditionnant la reprise de la circulation à la prise en compte de leurs revendications.
Au cours des échanges avec le représentant de l’autorité provinciale, les chauffeurs ont insisté sur la nécessité de renforcer les garanties sécuritaires afin de permettre aux conducteurs de circuler sans craindre de nouvelles attaques. La question des tracasseries routières sur cet axe a également été abordée.
La levée de la grève ouvre ainsi la voie à la reprise du transport des marchandises entre Bunia et les autres agglomérations desservies par la RN27.
Ce rétablissement du trafic est particulièrement attendu par les opérateurs économiques et les usagers, dans un contexte où toute interruption prolongée de la circulation perturbe l’approvisionnement des marchés.
Le prix du carburant en hausse à Bunia
Les conséquences de cette paralysie se sont également fait ressentir sur le marché du carburant à Bunia. Ce jeudi 22 octobre, le prix du litre d’essence est passé de 3 800 à 4 500 francs congolais dans certaines stations-service de la ville.
Cette hausse, signalée pendant la grève des chauffeurs de poids lourds, intervient alors que les activités de transport sur la RN27 étaient perturbées à la suite des événements meurtriers de Pimbo.
L’augmentation du prix du carburant risque d’accentuer les difficultés des usagers et des opérateurs économiques, notamment ceux qui dépendent du transport routier pour leurs activités quotidiennes.
Avec la levée de la grève, l’attention se tourne désormais vers la reprise effective de la circulation et la mise en œuvre des mesures de sécurité réclamées par les chauffeurs.
Pour les transporteurs, l’enjeu reste de pouvoir exercer leur métier dans des conditions de sécurité acceptables, sans être exposés aux attaques armées ni aux tracasseries dénoncées sur cet axe routier stratégique de la province de l’Ituri.







