Le Nigeria a confirmé un premier cas d’Ebola de souche Bundibugyo, ce mardi 20 octobre 2026. Cette annonce intervient dans un contexte de propagation de l’épidémie dans plusieurs pays africains, selon une déclaration du directeur général d’Africa CDC, Jean Kaseya.
Dans sa déclaration, Jean Kaseya indique avoir été informé de cette confirmation par le ministre nigérian chargé de la Santé et du Bien-être social, le professeur Muhammad Ali Pate.
Le directeur général d’Africa CDC rappelle que, depuis la déclaration de cette épidémie le 15 mai 2026, son organisation avait déjà alerté sur les risques de propagation entre les pays.
Selon lui, l’épidémie est désormais la plus étendue géographiquement de l’histoire, touchant plusieurs pays dans trois régions d’Afrique.
« Cette épidémie d’Ebola Bundibugyo est déjà devenue la plus étendue géographiquement de l’histoire, touchant plusieurs pays répartis dans trois régions d’Afrique. Avec une létalité avoisinant les 50 % en RDC, nous faisons face à une menace extrêmement grave », précise-t-il.
Face à cette situation, Africa CDC a commencé à mobiliser son soutien au Nigeria, tout en renforçant la riposte en RDC et au Kenya et en maintenant une vigilance accrue en Ouganda.
Jean Kaseya appelle également la communauté internationale à fournir rapidement des financements, des équipements médicaux, des moyens de diagnostic et du personnel qualifié pour lutter contre la maladie. Il insiste aussi sur la nécessité de renforcer la surveillance au sein des communautés.
« Nous voulons des financements immédiats et flexibles, des équipements médicaux, des moyens diagnostiques, du personnel de riposte qualifié et une surveillance communautaire renforcée », insiste le directeur général, avertissant que « chaque jour de retard coûte des vies ».
Pour le directeur général d’Africa CDC, arrêter Ebola en Afrique est essentiel pour protéger la santé de la population mondiale. Il a enfin assuré que le Nigeria pouvait compter sur la solidarité et le soutien de son organisation.







