Au moins cent vingt-trois (123) militants de l’opposition ont été arrêtés dans le Grand Katanga, dans le sud-est de la RDC. Ces personnes manifestaient lors de la marche de la coalition de l’opposition C64, qui protestait contre le projet de changement de la Constitution.
Le 15 septembre 2026, des manifestations ont éclaté dans plusieurs villes de la RDC pour s’opposer à ce projet de révision de la Constitution, propulsé par la coalition au pouvoir.
Dans un communiqué, le parti politique de Moïse Katumbi, Ensemble pour la République, dresse un bilan provisoire de 53 civils arrêtés à Lubumbashi, 18 à Likasi, 22 à Kasumbalesa, 6 à Kolwezi, 19 à Kalemie et 5 à Kamina.
Selon l’opposition, parmi les personnes arrêtées le jour de la manifestation, 107 personnes resteraient détenues, dont les présidents fédéraux d’Ensemble à Likasi et Kasumbalesa.
Par ailleurs, 14 militants de l’opposition ont été blessés.
Le ministre provincial de l’Intérieur du Haut-Katanga, Jean-Jacques Kashiba, a reconnu plus de 30 interpellations à Lubumbashi et Likasi, tandis que d’autres sources locales et la CNDH font état de près de 70 arrestations.
Le gouvernement provincial et le commandement de la police, conduit par le général Blaise Kilimbalimba, ont justifié ces interpellations par le respect de la mesure d’interdiction des manifestations publiques émise en amont.
L’opposition qualifie ces interpellations d’arbitraires et dénonce les brutalités policières. Elle exige la libération sans condition des militants interpellés.







