Six membres d’un réseau d’escroquerie et de falsification ont été arrêtés à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, selon les autorités de l’AFC/M23.
Les suspects sont notamment accusés d’avoir escroqué 68.000 dollars à un citoyen. La victime, au nom de Juvénal Kwizera, ils lui ont fait miroiter un important bénéfice. Les autorités affirment avoir récupéré 20.000 dollars qui se trouvaient encore en possession du réseau.
Selon les autorités, les suspects louaient un appartement dans le centre-ville de Goma, où ils auraient proposé à leur victime de « nettoyer » son argent, avant de lui soutirer la somme.
Juvénal Kwizera a remercié les autorités pour leur intervention et indiqué qu’une partie de l’argent lui avait été restituée, selon son témoignage.
Selon les autorités de l’AFC/M23, les membres de ce réseau opéraient entre la RDC, l’Ouganda, le Rwanda et certains pays occidentaux.
L’affaire porte également sur un trafic présumé de faux documents et de plaques d’immatriculation.
Selon les autorités de l’AFC/M23, certains des suspects fabriquaient ou commercialisaient de fausses plaques d’immatriculation automobile et des cartes roses frauduleuses. Des personnes présentées comme des vendeurs de ces documents ont reconnu les faits qui leur sont reprochés, selon la même source.
Moïse Bisimwa, responsable du service des plaques à la Direction générale des douanes et accises (DGDA), a appelé la population à la vigilance face aux personnes proposant des plaques à des prix inférieurs aux tarifs annoncés par les autorités.
Selon lui, les plaques mises en circulation par l’AFC/M23 portent notamment les mentions « AI/19 » ou « AI/22 » et un drapeau bleu ciel. Il affirme que la plaque est vendue 200 dollars et la carte rose 20 dollars.
Le porte-parole du gouverneur du Nord-Kivu sous l’AFC/M23 a annoncé que les personnes arrêtées seront remises à la justice pour répondre des faits qui leur sont reprochés.
Les autorités ont par ailleurs appelé la population à la prudence face aux réseaux d’escroquerie et de falsification. La responsabilité pénale des personnes arrêtées devra être établie par la justice.







