Le président de la République, Félix Tshisekedi, a institué un comité chargé de préparer la mise en place de la commission préparatoire du dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État.
L’ordonnance présidentielle portant création de ce comité a été lue dimanche 13 septembre 2026 sur les antennes de la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC) par Tina Salama, porte-parole du chef de l’État.
Selon l’ordonnance présidentielle, le comité doit notamment prendre les dispositions matérielles et logistiques nécessaires à la préparation et à la tenue du dialogue national.
Il devra également organiser des rencontres préalables avec les différentes composantes afin de préparer la mise en place de la commission préparatoire.
Le comité devra aussi identifier les besoins liés au financement, à la sécurité, à la logistique, aux aspects techniques, à la communication et au protocole.
L’ordonnance lui demande également, suivant les orientations du chef de l’État, d’établir des contacts avec les partenaires nationaux et internationaux et de proposer les mesures nécessaires à la bonne préparation du dialogue.
Le comité sera composé d’un coordonnateur, d’un coordonnateur adjoint et de plusieurs membres, tous désignés par le président de la République.
L’ordonnance précise : « Celui-ci peut également y adjoindre toute personne ou personnalité dont l’expertise est jugée nécessaire. »
Un secrétariat technique de 11 experts, également désignés par Félix Tshisekedi, accompagnera le comité. Il sera notamment chargé de préparer les réunions et les documents de travail, de réaliser les études nécessaires et de centraliser les contributions issues des consultations.
La porte-parole a précisé que le comité exerce sa mission sous l’autorité directe du président de la République et qu’il lui rend régulièrement compte de l’évolution de ses travaux par l’intermédiaire de son directeur de cabinet.
« Le comité exerce sa mission sous l’autorité directe du président de la République et lui rend régulièrement compte de l’évolution de ses travaux par l’intermédiaire de son directeur de cabinet », précise Tina Salama.
La mise en place de ce dispositif intervient alors que le format du dialogue suscite des réserves au sein de l’opposition et de certains acteurs politiques.
Dans un entretien accordé à RFI le 21 août, l’opposant Martin Fayulu avait proposé un dialogue plus court, limité à trois semaines ou un mois, avec les confessions religieuses comme médiatrices. Il contestait également le fait que le président de la République puisse fixer seul le cadre du dialogue.
De son côté, le mouvement Sauvons la RDC, proche de l’ancien président Joseph Kabila, avait demandé une médiation « neutre, indépendante et impartiale », sous l’égide de l’Union africaine et des Nations unies.
Ferdinand Kambere, secrétaire permanent adjoint du PPRD, parti de Joseph Kabila, a également critiqué le dispositif. Selon lui, le dialogue risque de réunir des participants venus « danser sur la musique d’un régime ».
De son côté, Corneille Nangaa, coordonnateur de l’AFC/M23, avait rejeté le format proposé par Kinshasa, tout en maintenant les discussions engagées à Doha.







