Maître Timothée Kamanga, cadre de l’AFC/M23, critique l’annonce faite le 27 août 2026 par le président Félix Tshisekedi sur l’organisation d’un dialogue national, estimant que la démarche envisagée ne répond pas aux causes profondes de la crise politique et sécuritaire en République démocratique du Congo.
Sur Kivu Morning Post, il dénonce l’exclusion des forces politiques et de l’opposition armée qu’il considère comme des acteurs majeurs de la crise, notamment celles qui contrôlent certaines zones du pays.
Selon lui, un dialogue qui sélectionne ses participants ne peut déboucher sur une paix durable.
Il accuse également le pouvoir de Kinshasa de vouloir organiser, à travers ce processus, un « rassemblement de validation politique » plutôt qu’un véritable dialogue national. Il dénonce une « gouvernance discriminatoire », l’alliance avec les FDLR ainsi que l’usage de milices dans le conflit.
« Un dialogue qui sélectionne arbitrairement ses interlocuteurs et refuse d’affronter les véritables acteurs de la crise est un monologue coûteux et stérile », affirme-t-il.
Maître Timothée Kamanga, cadre de l’AFC/M23, exige un dialogue « direct, inclusif et sans préalable » afin d’aborder les revendications politiques, sécuritaires et citoyennes qu’il considère comme légitimes.
Il appelle également à l’arrêt des discours de haine et à une refondation de l’architecture institutionnelle et sécuritaire du pays.







