Le 30 août 2023 reste une date gravée dans la mémoire collective des chrétiens de Goma. Trois ans après le drame qui a coûté la vie à de nombreux fidèles de l’Église Foi Naturelle Judaïque Messianique vers les Nations (FNJMN), les plaies restent encore ouvertes. Les orphelins issus de ce massacre vivent toujours dans des conditions difficiles et demeurent, pour beaucoup, sans véritable assistance.
Pour venir en aide à ces enfants, l’Union pour le Progrès et la Lutte contre les Anti-valeurs (UPLA) a officiellement lancé une campagne de solidarité et de collecte de fournitures scolaires.
Selon Amani Bwinja, coordonnateur de l’Église Foi Naturelle Judaïque Messianique vers les Nations, de nombreux orphelins du massacre vivent aujourd’hui dans une précarité extrême.
« Ces victimes sont sans assistance, abandonnées à elles-mêmes. Nous sortons aujourd’hui pour lancer un plaidoyer en faveur de leur prise en charge. Ces enfants ont droit à l’éducation et à un avenir », a-t-il déclaré lors du lancement de la campagne.
Des fournitures pour permettre aux enfants de retourner à l’école
La campagne vise notamment à récolter des cahiers, stylos, sacs, uniformes et autres kits scolaires. L’objectif est de permettre aux orphelins de reprendre le chemin de l’école dans de meilleures conditions.
La collecte est prévue ce samedi 29 août 2026 à Goma, en présence des responsables de l’UPLA et de plusieurs leaders religieux.
L’Union pour le Progrès et la Lutte contre les Anti-valeurs invite la population, les organisations humanitaires, les églises ainsi que toutes les personnes de bonne volonté à soutenir cette initiative.
Pour les organisateurs, cette campagne entend transformer le souvenir douloureux du drame en un acte concret d’espoir et de résilience en faveur de la jeune génération.
« Nous ne pouvons pas oublier. Mais nous pouvons agir. Soutenons ces enfants », a déclaré Amani Bwinja.
Le 30 août 2023, les forces de sécurité congolaises ont tué au moins 57 personnes à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu. La plupart des victimes étaient membres du groupe mystico-religieux Foi Naturelle Judaïque et Messianique vers les Nations (FNJMN), qui préparait une manifestation de protestation contre la Mission des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).
Le bilan du drame a été largement débattu, certains responsables et témoins faisant état d’au moins une centaine d’adeptes tués. Human Rights Watch (HRW) a, de son côté, accusé les forces de sécurité congolaises d’être responsables de l’attaque.
Trois ans plus tard, au-delà des chiffres et des responsabilités, les conséquences humaines demeurent. Des enfants ont perdu leurs parents et continuent de vivre avec les séquelles de cette tragédie.
À travers cette campagne, l’UPLA et les responsables religieux veulent ainsi placer l’éducation des orphelins au cœur de la solidarité, afin que le drame du 30 août 2023 ne condamne pas toute une génération à l’abandon.







