L’interdiction des manifestations publiques reste en vigueur à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga.
Dans le communiqué n°018/BUR-MAIRE/VILLE/L’SHI/2026, rendu public ce lundi 31 août 2026, le maire a.i. de Lubumbashi, Joyce Tunda Kazadi, rappelle à la population que la mesure prise précédemment demeure d’application.
Cette décision fait suite au communiqué n°014/BUR-MAIRE/VILLE/L’SHI/2026 du 3 juillet 2026, qui avait porté interdiction formelle des manifestations publiques sur l’ensemble de la ville.
Selon la mairie, cette mesure concerne notamment les marches, manifestations publiques, rassemblements, meetings ainsi que tout attroupement, quelle qu’en soit la nature, et ce, jusqu’à nouvel ordre.
L’autorité urbaine justifie cette interdiction par des impératifs liés à l’ordre public, à la sécurité et à la préservation de la tranquillité publique.
Pour assurer l’application de cette décision, le maire a.i. instruit les bourgmestres des différentes communes, les services urbains de sécurité ainsi que les autres services compétents de veiller à sa stricte exécution.
La mairie prévient par ailleurs que tout contrevenant s’expose à des poursuites et aux sanctions prévues par les lois et règlements en vigueur.
Cette mise au point intervient deux jours après une manifestation organisée, le samedi 29 août à Lubumbashi, par la jeunesse d’Ensemble pour la République, parti de l’opposant Moïse Katumbi.
Les manifestants entendaient notamment contester le format des consultations annoncées par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et réclamer l’organisation d’un dialogue qu’ils souhaitent plus inclusif, avec une médiation de la CENCO et de l’ECC.
À l’issue de cette mobilisation, le président provincial de la Ligue des jeunes d’Ensemble pour la République dans le Haut-Katanga, John Mbangu Kayombo, a expliqué que cette démarche visait à porter une revendication qu’il considère comme dépassant le cadre de son parti.
« L’objectif de notre marche organisée ce samedi 29 août à Lubumbashi était de dire au président Tshisekedi que nous rejetons, pas seulement nous, jeunesse d’Ensemble pour la République, mais la jeunesse congolaise de manière générale, les consultations qu’il a annoncées. »
La jeunesse d’Ensemble pour la République plaide ainsi pour un processus réunissant différentes composantes de la société congolaise et placé sous la médiation des principales confessions religieuses.
« Nous voulons un dialogue inclusif avec toutes les filles et tous les fils de la République et c’est ce dialogue-là que nous exigeons. Un dialogue qui doit être sous la médiation de la CENCO et l’ECC », a ajouté John Mbangu.
Avec le rappel de cette interdiction, la mairie de Lubumbashi entend donc maintenir son dispositif jusqu’à nouvel ordre, dans un contexte politique marqué par des appels à la concertation et au dialogue autour de l’avenir du pays.






