À l’approche de la rentrée scolaire 2025-2026, prévue ce lundi 1er septembre sur l’ensemble du territoire national, les enseignants des écoles conventionnées catholiques de la sous-division éducationnelle de Bungulu, dans le territoire de Béni, posent leurs conditions pour la reprise des cours.
Réunis en assemblée générale à l’école Kilewe de Béni, les membres du Syndicat national des enseignants des écoles catholiques (Synecath) ont exigé des garanties sanitaires face à l’épidémie d’Ebola, ainsi que la régularisation de la situation administrative et salariale des nouvelles unités (NU).
À l’issue de cette rencontre, le secrétaire permanent du Synecath sous-provincial, Delphin Katsuwa, a détaillé les principales résolutions prises par les enseignants.
« Nous sommes prêts pour la rentrée scolaire prévue ce mardi 1er septembre 2026, mais sous certaines conditions. Premièrement, que les médecins chefs de zone de santé de Béni, de Mutwanga, de Mabalako et d’Owinga nous rassurent, avec des indicateurs clairs, que nous ne serons pas contaminés dans nos écoles et que nous pouvons reprendre facilement », a-t-il déclaré.
Les enseignants demandent également le renforcement des mesures de prévention dans les établissements scolaires.
« Nous exigeons qu’on équipe chaque école avec des outils de protection, notamment des thermo-flashs, des kits de lavage des mains, des désinfectants dans chaque école et dans chaque salle de classe », a ajouté Delphin Katsuwa.
Les nouvelles unités réclament leurs salaires
Au-delà des préoccupations sanitaires liées à la résurgence de l’épidémie d’Ebola dans la région, les enseignants réclament la régularisation de la situation administrative et salariale des nouvelles unités.
Selon le Synecath, certains enseignants seraient déjà apparus sur les listings de paie depuis plusieurs mois, sans toutefois avoir perçu leurs rémunérations.
« Il y a des NU qui sont apparues sur les listings de paie depuis le mois de juin, mais qui n’ont pas encore touché leur argent. Nous ne pouvons pas reprendre la craie si ces enseignants n’ont pas encore touché leurs salaires. Que le Dinacop nous dise la vérité : où est parti cet argent ? », a martelé le secrétaire permanent du Synecath.
Les enseignants catholiques de la sous-division de Bungulu maintiennent ainsi leur disponibilité pour la rentrée, mais conditionnent leur reprise effective à des garanties sanitaires jugées suffisantes et à des avancées concrètes dans la prise en charge des nouvelles unités.
Pour rappel, le ministère national de l’Éducation nationale a confirmé le maintien de la rentrée scolaire 2025-2026 pour ce lundi 1er septembre 2026 sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo.







