Une vingtaine de maisons ont été cambriolées par des bandits armés lors d’une incursion signalée dans la nuit du mardi au mercredi 12 août 2026, dans le village de Kabanda, dans l’agglomération de Kibirizi, groupement Mutanda, en territoire de Rutshuru.
D’après des sources locales, les assaillants ont investi la zone aux environs de 20 heures, tirant plusieurs coups de feu dans différentes directions, dans cette partie de la chefferie de Bwito.
Au cours de cette opération, une personne a été grièvement blessée après avoir reçu une balle à l’abdomen.
Elle a été rapidement acheminée à l’Hôpital général de référence de Kibirizi, indiquent des sources sanitaires locales.
Le crépitement des balles a de nouveau suscité l’inquiétude au sein de la population locale, confrontée depuis plusieurs jours à une recrudescence de l’insécurité dans cette zone riveraine du parc national des Virunga (PNV).
« Il y a eu effectivement une incursion des bandits qui ont d’abord crépité des balles pour voir s’il y aurait une riposte des éléments de l’ordre. Quelques minutes plus tard, ces bandits ont cambriolé plusieurs ménages. D’ailleurs, un jeune homme du quartier a été atteint par une balle, mais son état de santé évolue favorablement à l’hôpital. Ils ont violemment tabassé certains habitants avant l’arrivée des éléments de l’AFC-M23 qui effectuaient une patrouille.
Ce sont toujours les éléments armés qui sont dans le parc qui nous mettent mal à l’aise », témoigne sous anonymat un habitant de la région.
Malgré ce cambriolage, les assaillants auraient été repoussés par une équipe de patrouilleurs, permettant le retour d’une accalmie temporaire dans la région au cours de la même nuit.
Bien que la zone soit sous le contrôle des éléments de l’AFC-M23, d’autres groupes armés continuent de faire des incursions aux alentours de l’agglomération de Kibirizi, entretenant un climat d’insécurité au sein de la population.
Des sources locales accusent des miliciens Wazalendo et des éléments FDLR qui seraient encore dans le parc national des Virunga.
Les autorités du territoire de Rutshuru ont appelé ces derniers, dans des meetings, la population à dénoncer tout lien avec les FDLR et demandé aux miliciens locaux (Wazalendo) de se rendre.

