Le parti politique Levons-nous et Bâtissons (Le BAT), dirigé par Alain Bolodjwa, a officiellement annoncé son retrait de la plateforme de l’opposition C64 ce lundi 3 août 2026.
Présenté comme l’un des initiateurs de la C64, Alain Bolodjwa explique son retrait par ce qu’il perçoit comme une réorientation de la coalition.
À l’en croire, certains responsables auraient progressivement réduit leur engagement à la seule question du dialogue politique, s’éloignant ainsi de l’objectif initial de la plateforme.
« Nous ne sommes pas opposés au principe du dialogue. Au contraire, le dialogue est un instrument légitime de résolution des crises lorsqu’il sert l’intérêt supérieur de la nation. En revanche, nous ne pouvons accepter qu’il devienne une fin en soi, au point d’éclipser la mission première que nous nous étions fixée : la défense de l’ordre constitutionnel », a déclaré le président du BAT.
Pour Alain Bolodjwa, son parti demeure constant dans ses positions et rejette toute tentative de remise en cause de la Constitution.
« La Constitution n’est pas négociable. Notre priorité demeure sa protection. C’est par fidélité à nos principes que nous avons décidé de nous retirer de la C64 », a-t-il insisté.
Dans la foulée, le leader politique annonce une nouvelle phase pour sa formation. Le BAT prévoit une réorganisation interne ainsi que la tenue prochaine d’une grande rencontre réunissant les forces partageant la même vision.
« Nous allons nous organiser en interne et rassembler tous ceux qui souhaitent nous rejoindre afin d’offrir au peuple congolais une alternative politique fondée sur le respect strict de la Constitution et des lois de la République », a-t-il déclaré.
À noter qu’Alain Bolodjwa avait déjà exprimé ses désaccords avec la C64, notamment en critiquant le report des marches initialement prévues les 8 et 22 juillet.
À l’époque, il accusait certains dirigeants de la coalition, notamment Delly Sesanga et Kabund, de s’approprier la dynamique de lutte portée par la plateforme.
Cette décision intervient alors que la C64 traverse des tensions internes liées à sa stratégie politique, notamment sur la question du dialogue national, un sujet qui continue de diviser plusieurs composantes de l’opposition congolaise.

