Le gouverneur de la province de la Tshopo, Paulin Lendongolia, a interdit l’entrée de tous les corps sans vie afin de limiter la propagation de la maladie à virus Ebola.
Dans un arrêté signé le 3 juillet, il interdit l’entrée dans la province de tout corps sans vie provenant des zones déjà touchées par la maladie, quelle que soit la cause du décès.
Cette mesure intervient après la découverte de trois corps contaminés par Ebola dans la province. Selon le ministre provincial de la Santé, un corps a été retrouvé dans une morgue et deux autres à l’entrée de la ville.
Jeudi 9 juillet, l’Institut national de santé publique (INSP) a confirmé deux cas positifs d’Ebola à Kisangani. L’un de ces cas est lié à la zone de santé de Nia-Nia, en Ituri.
Les autorités sanitaires indiquent que des actions sont déjà en cours à Kisangani pour renforcer la riposte contre la maladie. Plusieurs équipes sont mobilisées afin d’assurer la surveillance et le contrôle de la situation.
En plus de l’interdiction du transport des dépouilles, les voyageurs en provenance des zones touchées seront désormais soumis à des contrôles renforcés.
Avant d’entrer dans la province de la Tshopo, ils devront obligatoirement subir un contrôle de température et procéder au lavage ou à la désinfection des mains.
Le ministre provincial de la Santé précise que les postes de contrôle Ebola ont été multipliés par quatre, notamment à Avakubi, Bafwasende, ainsi qu’aux PK23 et PK13, afin de mieux protéger la ville de Kisangani.
Par ailleurs, une quinzaine de personnes ayant été en contact avec les corps contaminés ont été mises en quarantaine.
Selon les données disponibles, la 17ᵉ épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo a déjà fait au moins 625 décès et enregistré 1 792 cas confirmés.
Les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu figurent parmi les zones les plus touchées, tandis que le Haut-Uele et la Tshopo sont désormais considérés comme de nouvelles provinces affectées par l’épidémie.
Kethia Rugamika

