Alors que la coalition C64 a choisi de porter ses préoccupations au niveau international en s’adressant au président burundais Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine, le Rassemblement des Compagnons d’Étienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès Social (RCET-CPS) accuse l’opposition de privilégier la contestation au détriment de propositions concrètes pour répondre aux défis du pays.
Jean-Pierre Lisanga Bonganga, coordonnateur du RCET-CPS, a qualifié la C64 d’« opposition faible ». Selon lui, faute d’arguments solides et d’une vision claire, cette plateforme s’enfermerait dans une contestation permanente, s’attaquerait aux institutions de la République et chercherait à manipuler l’opinion publique.
« Nous qualifions cette opposition C64 d’opposition faible. Faute d’arguments solides et de vision claire, elle s’enferme dans la contestation permanente, s’attaque aux institutions de la République et manipule l’opinion publique », a-t-il déclaré.
Selon le RCET-CPS, la C64 défend les mêmes positions, notamment le rejet de toute réforme constitutionnelle, l’opposition à un éventuel troisième mandat du président Félix Tshisekedi ainsi que la demande d’un dialogue inclusif.
Le mouvement estime que ces prises de position traduisent une absence de vision claire pour l’avenir du pays. La question de la Constitution reste au cœur du désaccord entre les deux camps : la C64 plaide pour le respect strict de la loi fondamentale, tandis que le RCET-CPS soutient l’idée d’une révision constitutionnelle.
Pour ce dernier, modifier la Constitution peut répondre à une volonté populaire et constitue un processus prévu par les dispositions légales en vigueur.
La C64 est également qualifiée d’« opposition y’a pété », une expression populaire utilisée par le RCET-CPS pour remettre en cause son sérieux et son orientation politique.
Le mouvement conteste par ailleurs les accusations de la C64 concernant la marche du 12 juin 2026, au cours de laquelle la coalition avait dénoncé l’usage de tirs à balles réelles contre des manifestants. Sans présenter d’éléments de preuve, le RCET-CPS rejette ces affirmations et évoque une possible manipulation politique.
Le mouvement accuse également la C64 de chercher à déstabiliser les institutions de la République, allant jusqu’à établir un rapprochement avec la tentative de coup d’État du 18 mai 2024. Des accusations graves qui ne sont toutefois pas accompagnées d’éléments publics permettant de les étayer.
Par ailleurs, le RCET-CPS critique les appels de la C64 à la démission du président Félix Tshisekedi avant la fin de son mandat. Il estime que cette revendication ne repose sur aucune base légale et qu’elle contribue à fragiliser les institutions du pays.
Kethia Rugamika

