L’Assemblée provinciale du Haut-Katanga appelle le gouvernement provincial à agir sans délai face à la situation préoccupante qui prévaut à la prison centrale de Boma, située dans le territoire de Kipushi. À l’issue d’une mission de contrôle effectuée sur place, les députés provinciaux ont dressé un tableau alarmant des conditions de détention dans cet établissement pénitentiaire.
Dans le rapport présenté en plénière et adopté par les élus provinciaux, la commission chargée de cette mission révèle que la prison, initialement conçue pour accueillir seulement 50 détenus, héberge aujourd’hui 433 pensionnaires, soit plus de huit fois sa capacité normale. Cette surpopulation carcérale compromet gravement les conditions de vie des détenus et le bon fonctionnement de l’établissement.
Outre cette promiscuité extrême, les élus ont relevé plusieurs dysfonctionnements majeurs. Ils dénoncent notamment la lenteur dans le traitement des dossiers judiciaires, qui contribue à prolonger la détention de nombreux prisonniers, parfois en attente de jugement.
Le rapport fait également état de l’insuffisance des soins médicaux, de l’alimentation, ainsi que des moyens matériels, logistiques et humains nécessaires au fonctionnement de la prison.
Ces carences affectent aussi bien les détenus que le personnel pénitentiaire, confronté quotidiennement à des conditions de travail particulièrement difficiles.
Face à ce constat, l’Assemblée provinciale estime qu’une intervention rapide des autorités provinciales est indispensable afin d’améliorer la gestion de la prison centrale de Boma, de renforcer les capacités d’accueil de l’établissement et de garantir des conditions de détention conformes aux exigences de la dignité humaine.
En adoptant ce rapport, les députés provinciaux invitent le gouvernement du Haut-Katanga à prendre des mesures concrètes pour désengorger la prison, accélérer le traitement des dossiers judiciaires en collaboration avec les autorités compétentes et doter l’établissement des ressources humaines, financières et logistiques nécessaires à son bon fonctionnement.
Pour les élus, cette démarche vise non seulement à améliorer les conditions de détention, mais également à renforcer l’efficacité du système pénitentiaire et le respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté.

