Les tensions politiques restent vives à Kinshasa après les violences enregistrées lors du sit-in de l’opposition congolaise contre le projet de référendum.
À l’origine de ces troubles, une manifestation organisée par la coalition de l’opposition C64 contre le projet de la majorité présidentielle visant à modifier la Constitution pour donner un troisième mandat à Félix Tshisekedi.
Face à cette situation, le vice-Premier ministre belge et ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a exprimé son inquiétude.
Dans un message publié le samedi 13 juin 2026 sur son compte X, il a appelé au respect des principes démocratiques.
« Les troubles à Kinshasa sont interpellants. Les débordements violents, l’usage excessif de la violence qui aurait entraîné jusqu’à la perte de vies humaines et le saccage de sièges de parti n’ont pas leur place en démocratie. La liberté de manifester pacifiquement son opposition est un principe essentiel, dans le respect des lois de la République », a-t-il déclaré.
Le chef de la diplomatie belge a également salué l’annonce d’une enquête par les autorités congolaises, tout en insistant sur la nécessité de faire toute la lumière sur les faits.
« Nous prenons note avec satisfaction de l’enquête annoncée et espérons que les autorités pourront faire la lumière objective sur le déroulé des événements et sur les responsabilités des auteurs de violences, d’où qu’elles proviennent », a-t-il ajouté.
L’opposition voulait organiser un sit-in devant le Palais du Peuple, siège du Parlement. Mais les autorités de Kinshasa l’ont refusé et ont proposé le terrain Assossa.
Une option rejetée par la coalition, qui considère le Palais du Peuple comme un symbole fort pour porter sa revendication.
Ce désaccord a contribué à tendre le climat. Des affrontements ont ensuite éclaté entre manifestants et forces de l’ordre.
Selon l’opposition, au moins deux de ses partisans ont été tués et plusieurs autres blessés. Les autorités congolaises avancent un bilan de 15 blessés, dont la majorité sont des membres des forces de sécurité, tout en rejetant le bilan faisant état de morts.
Kethia Rugamika

