Le mouvement politico-militaire AFC/M23 a accusé, mardi 9 juin 2026, les forces gouvernementales congolaises et leurs alliés d’avoir mené plusieurs offensives contre des zones sous son contrôle dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, faisant au moins deux morts parmi les civils.
Sur son compte X, le porte-parole de l’AFC/M23, Lawrence Kanyuka, affirme qu’une attaque a été lancée vers 01h05 contre la localité de Gasenyi.
Selon lui, « cette offensive a coûté la vie à une femme de 80 ans et à un garçon de 13 ans », tandis que plusieurs autres civils auraient été blessés. Il soutient également que le village aurait été « systématiquement pillé par les éléments des forces de Kinshasa ».
L’AFC/M23 affirme, par ailleurs, que les combats se sont intensifiés quelques heures plus tard dans plusieurs localités du territoire de Masisi.
« À 05h00 ce même mardi, les forces coalisées du régime de Kinshasa ont intensifié leurs offensives simultanées contre les localités de Gakenke, Bidegu, Rugezi et Mikenke », a déclaré Lawrence Kanyuka.
Selon le porte-parole de l’AFC/M23, « les bombardements et les exactions contre les populations civiles se poursuivent » dans ces zones.
Dans son communiqué, l’AFC/M23 accuse également le gouvernement congolais de mener des attaques répétées contre les populations civiles. Le mouvement affirme avoir « à maintes reprises alerté le peuple congolais ainsi que la communauté internationale » sur la situation sécuritaire dans les zones affectées par les combats.
« L’AFC/M23 réaffirme avec fermeté son engagement à défendre et à protéger les populations civiles ainsi que leurs biens », a ajouté Lawrence Kanyuka.
Depuis plusieurs mois, les affrontements opposant l’AFC/M23 aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et à leurs alliés se poursuivent dans plusieurs territoires du Nord-Kivu, aggravant une crise humanitaire qui affecte des centaines de milliers de civils.

