Les autorités de la République démocratique du Congo ont annoncé la suspension de tous les vols commerciaux et humanitaires en provenance et à destination de Bunia, à la suite de la résurgence de cas d’Ebola dans la province de l’Ituri. Cette décision vise à limiter la propagation du virus et à renforcer les mesures de contrôle sanitaire dans cette région considérée comme l’épicentre de l’alerte épidémiologique.
Selon le gouvernement congolais, cette mesure concerne l’ensemble du trafic aérien régulier reliant Bunia au reste du pays. Seuls les vols sanitaires et les évacuations médicales demeurent autorisés, sous réserve du respect de protocoles sanitaires stricts.
Les autorités expliquent que cette suspension temporaire a pour objectif de réduire les mouvements de population afin de faciliter la surveillance épidémiologique, l’identification des cas suspects ainsi que la mise en œuvre de la stratégie de vaccination en anneau autour des personnes contacts.
Située à proximité de zones forestières endémiques, Bunia est régulièrement exposée à des flambées d’Ebola.
Les déplacements fréquents de populations dans cette partie du pays augmentent les risques de transmission du virus, ce qui pousse les autorités sanitaires à renforcer rapidement les dispositifs de prévention et de riposte.
Toutefois, le gouvernement précise que certains vols à caractère exceptionnel pourraient être autorisés.
Il s’agit notamment des opérations humanitaires, sanitaires ou d’urgence, qui ne pourront être effectuées qu’après une autorisation conjointe des autorités aéronautiques et sanitaires compétentes.
Cette suspension du trafic aérien pourrait avoir des conséquences significatives sur les activités économiques et humanitaires dans la province de l’Ituri.
Bunia constitue en effet un important carrefour de mobilité pour les organisations humanitaires, les opérateurs économiques et les populations locales.
Plusieurs organisations non gouvernementales actives dans la région craignent déjà des difficultés dans l’acheminement de l’aide et dans les déplacements du personnel humanitaire.
Les autorités congolaises assurent néanmoins que cette restriction restera temporaire et qu’elle sera levée dès que la situation sanitaire sera jugée maîtrisée par les équipes de riposte et les experts de l’Organisation mondiale de la Santé.
Sofia Wilondja

