La MONUSCO et les États-Unis ont condamné, le week-end dernier, les nouvelles attaques meurtrières menées par drones dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, ayant fait des victimes parmi les civils.
« Les États-Unis condamnent la frappe de drone menée à Mushaki, au Nord-Kivu, et les massacres perpétrés près d’Uvira, au Sud-Kivu. Toutes les parties doivent faire preuve de la plus grande retenue, respecter leurs engagements de cessez-le-feu, protéger les civils et s’engager dans un dialogue et une désescalade », a déclaré le département d’État américain chargé des Affaires africaines.
Dans un communiqué, la MONUSCO a également déploré les frappes aériennes et bombardements du 8 mai 2026 dans les zones de Kilolirwe et Mushaki, au Nord-Kivu, qui ont causé des victimes civiles.
Lors d’une déclaration faite vendredi devant la presse à Goma, le coordonnateur de l’AFC/M23, Corneille Nangaa, a indiqué qu’au moins 20 civils ont été tués et une vingtaine blessés lors de cette attaque attribuée aux drones de l’armée congolaise.
La mission onusienne en RDC a rappelé à toutes les parties leur obligation de protéger les civils, de respecter le droit international humanitaire, les droits humains ainsi que les normes applicables du droit international, et de prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter des pertes en vies humaines.
La MONUSCO a demandé aux acteurs impliqués de mettre fin aux attaques contre les civils et d’agir dans le strict respect du droit international applicable.
Kethia Rugamika

