L’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23) a annoncé, mercredi 6 mai 2026 à Goma, la mise en place d’un département de la justice dans les zones sous son contrôle dans l’est de la République démocratique du Congo. C’était à l’issue d’une session de formation sur le droit international humanitaire organisée avec l’ONG Geneva Call.
Une vingtaine de membres de la Commission de relance de la justice de l’AFC/M23 ont participé, du 4 au 6 mai, à cette formation consacrée au droit international humanitaire (DIH) et au droit international des droits de l’homme (DIDH).
Les échanges ont notamment porté sur les crimes internationaux, la protection des enfants et des missions médicales, les violences basées sur le genre, ainsi que les principes généraux du droit congolais et la prévention de la famine en période de conflit.
Le directeur pays de Geneva Call, Roch Souabedet, a indiqué que ces assises visaient à promouvoir le respect des normes humanitaires par les acteurs armés. « Nous voulons que toutes les parties en conflit respectent le droit international humanitaire », a-t-il déclaré, soulignant que l’objectif reste « la protection des populations civiles ».
Présent à la clôture de la formation, le coordonnateur politique adjoint de l’AFC/M23, Bertrand Bisimwa, a insisté sur l’importance de l’appropriation des principes des droits humains.
« Les droits humains doivent être respectés par tous », a-t-il affirmé devant les participants.
Dans le même cadre, Bertrand Bisimwa a annoncé la création d’un département de la justice chargé des questions judiciaires dans les territoires administrés par le mouvement politico-militaire dans l’est du pays.
Selon les organisateurs, les bénéficiaires de cette formation seront déployés dans différentes zones afin de sensibiliser les cadres locaux, les acteurs communautaires et les membres de la société civile aux notions liées aux droits humains et à la cohabitation pacifique.
Pour rappel, l’AFC/M23, après la prise des villes de Goma et Bukavu, a mis en place une commission pour la relance de la justice. Cette structure passe désormais du statut de commission à celui de département.

