L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), en collaboration avec les gouvernements du Burundi et de la République démocratique du Congo (RDC), a lancé un processus de rapatriement volontaire assisté de réfugiés congolais vivant sur le site de Busuma, le 23 avril à Bujumbura, dans la province burundaise de Buhumuza.
Selon un communiqué publié jeudi à Bujumbura, un premier convoi de 462 réfugiés a quitté le site de Busuma, situé dans la commune de Ruyigi, pour rejoindre le centre de transit de Kavimvira, en territoire congolais.
Ce retour s’inscrit dans le cadre des accords bilatéraux entre les deux pays, avec l’appui logistique et humanitaire du HCR.
La représentante du HCR au Burundi, Brigitte Mukanga-Eno, a rappelé que ces opérations respectent le droit fondamental des réfugiés à retourner dans leur pays d’origine.
« Les décisions doivent être volontaires, prises en toute sécurité et dans la dignité », a-t-elle insisté.
Près de 20 000 réfugiés congolais ont déjà manifesté leur volonté de regagner la RDC, selon les autorités humanitaires. Pour faciliter ce retour, une assistance financière est accordée avant le départ et un appui est prévu à l’arrivée pour favoriser la réintégration et l’accès aux services essentiels.
Le site de Busuma accueille à lui seul plus de 66 000 réfugiés congolais, dont une grande partie a fui les violences dans la région d’Uvira et ses environs depuis le début de l’année.
Le Burundi héberge actuellement plus de 190 000 réfugiés, répartis dans plusieurs camps et zones urbaines.
Ce rapatriement marque une étape importante dans la gestion régionale des déplacements forcés, même si des défis liés à la sécurité et à la réintégration durable persistent dans l’est de la RDC.
Marth Bigabwa

