La coordination des forces vives de la société civile du territoire de Mwenga, dans la province du Sud-Kivu, déplore les abus récurrents des éléments Wazalendo et de l’armée congolaise présents dans la zone.
Lors d’une réunion tenue le lundi 16 mars 2026 par le bureau de la société civile forces vives du territoire de Mwenga, qui a réuni les délégués représentants de toutes les couches sociales, ces derniers ont dénoncé les tracasseries commises par les éléments FARDC et Wazalendo, en violation de la Constitution.
La société civile cite notamment des tirs de balles, le ravissement de téléphones portables (android), ainsi que le phénomène « longola schéma na kati ya téléphone oyo » et « longola sapato (godillots) ».
« Occupation des hôtels et certaines maisons de civils par les militaires (Hôtel Ulindi, Bana Mwenga, chez Tâte…), ravissement des motocyclettes pour l’utilisation des militaires pendant les opérations et autres selon leur volonté. Tirs de balles jour et nuit, non pour affronter l’ennemi mais pour intimider les civils », a déclaré la société civile locale de Mwenga.
À titre d’exemple, elle rappelle qu’au début du mois de mars, à Musika, un infirmier a été victime du pillage de 200 000 FC, de son téléphone android et de ses godillots.
« Le 12 mars, un jeune garçon fusillé par balle à Ilinda et le 13, un autre fusillé à Kibumba. La réapparition des barrières payantes sur la RN2 et sur les tronçons routiers reliant les agglomérations, à titre d’exemple : barrière à Kyashunga, Butezi, Kimali, Kigalama, Makibila… et sur la RN2 à Buziba, Mungombe, Kenge, Mubale… », a renchéri la société civile.
Après évaluation, les participants ont décidé d’organiser des actions citoyennes pour dénoncer ces exactions qui violent les droits de l’homme garantis par la Constitution.
Cette situation intervient après des rapports de Human Rights Watch et de plusieurs organisations de la société civile dénonçant les exactions des milices Wazalendo contre les populations civiles dans l’est de la RDC.

