La dégradation avancée de la Route nationale n°2 dans le sud du territoire de Lubero au Nord-Kivu, dans l’est de la RDC, perturbe la circulation depuis plus de deux mois. Cette situation entraîne des retards de transport et une hausse des prix des produits de première nécessité.
Circuler entre Kirumba et Butembo devient un véritable casse-tête. Sur cet axe stratégique du territoire de Lubero, l’état de la route complique fortement les déplacements des personnes et des marchandises.
Depuis plus de deux mois, les usagers de la route nationale n°2 font face à d’importantes difficultés de circulation. Autrefois estimé à quatre ou cinq heures, le trajet entre Butembo et Kirumba peut désormais durer jusqu’au double, voire le triple du temps.
En cause, une chaussée fortement dégradée, marquée par de nombreux nids-de-poule et des portions boueuses.
Entre Matembe et Kitsombiro, en passant par Vutsorovya, Alimbongo et Kanyambi, la route est devenue difficilement praticable. Des camions restent immobilisés pendant des heures, tandis que d’autres véhicules empruntent des pistes de déviation improvisées.

Les motocyclistes font savoir qu’ils ont revu leurs tarifs à la hausse afin de couvrir les frais liés à l’assistance de manutentionnaires pour franchir les zones boueuses.
Cette situation a un impact direct sur l’économie locale. Les commerçants déplorent des difficultés d’approvisionnement, les marchandises arrivant avec retard sur les marchés du sud de Lubero.
La hausse du prix du carburant, combinée au mauvais état de la route, entraîne une augmentation des prix des produits de première nécessité. Par exemple, un bidon d’huile végétale est passé de 29 à 45 dollars, tandis que le sac de farine de blé est monté de 20 à 25 dollars.
Les agriculteurs et transporteurs de vivres subissent également des pertes importantes. Les denrées périssables restent parfois bloquées pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours, dans des véhicules embourbés.
Face à cette situation, les habitants du sud de Lubero appellent à une réhabilitation urgente de la RN2, estimant que la remise en état de cet axe est essentielle pour relancer les activités économiques et améliorer les conditions de vie.
Kethia Rugamika

