Le mouvement politico-militaire Convention pour la Révolution Populaire (C.R.P.) a rejeté les accusations du gouvernement congolais, selon lesquelles ses éléments et ceux d’un groupe armé dénommé « Zaire » se seraient dissimulés dans des camps de déplacés en province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo.
Dans un communiqué publié mardi 17 mars 2026, la C.R.P. qualifie ces allégations d’« absurdité ahurissante ».
Selon ce mouvement politico-militaire opposé à Kinshasa, ces accusations cherchent à justifier les attaques et violences commises par la coalition FARDC et ses alliés contre les populations civiles.
« On nous associe à un groupe dont nous ignorons l’existence, et l’on prétend que nos éléments se cacheraient dans des camps de déplacés, des Églises, des presbytères ou encore des lieux de culte », a déclaré Pierre Anyolito Ugwais, chargé de communication de la C.R.P.
Le CRP dénonce également des exactions attribuées aux forces gouvernementales et à leurs alliés dans les environs de Bule, en Ituri : « viols avec violences sur des filles et femmes de tous âges, massacres, pillages des biens et du bétail, incendies et destructions, profanations des lieux de culte », affirme la C.R.P.
Selon le mouvement, le gouvernement congolais aurait pu « blâmer et rappeler à l’ordre son commandant des opérations en Province de l’Ituri, le Lieutenant Général Johnny Luboya N’kashama, mais il a préféré relayer des mensonges ».
La C.R.P. réaffirme enfin sa détermination à accompagner le peuple congolais dans sa « quête de changement de gouvernance qui procède, indubitablement, de la Révolution », selon le communiqué signé par Pierre Anyolito Ugwais.
La Convention pour la Révolution Populaire (CRP) de Thomas Lubanga, créée en 2025, est un mouvement politico-militaire actif en Ituri, accusé par les FARDC d’opérer des caches d’armes et de se dissimuler dans certaines zones du territoire de Djugu. Le mouvement rejette ces accusations, qu’il qualifie d’infondées.

