La circulation est fortement perturbée dans plusieurs artères de Kinshasa depuis ce lundi 16 mars 2026, à la suite d’une grève des chauffeurs de taxis et taxi-bus qui dénoncent des tracasseries policières lors des contrôles de leurs documents.
Selon les conducteurs, le mouvement se poursuivra mardi 17 et mercredi 18 mars. Les véhicules sont restés dans les parkings pour protester contre des contrôles jugés abusifs sur les permis de conduire, les taxes et les certificats de contrôle technique.
Ce matin, les principales artères étaient désertes, obligeant de nombreux habitants à parcourir de longues distances à pied. Le transport en commun joue un rôle crucial dans la mobilité quotidienne des quelque 18 millions d’habitants de la capitale.
Une manifestation spontanée a été signalée près de l’entrée de l’hôpital Monkole, où des chauffeurs ont barricadé la route et brûlé des pneus, bloquant la circulation.
Les conducteurs affirment vouloir se rassembler et marcher vers les autorités gouvernementales pour faire entendre leurs revendications et dénoncer les tracasseries dont ils se disent victimes.
Kethia Rugamika

