Selon l’organisation ACLED, un nombre record de frappes aériennes et de drones a été enregistré en République démocratique du Congo au mois de février.
Selon ACLED, il y a eu une nette intensification des combats aériens entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et l’AFC/M23.
Le 24 février, une frappe de drone des FARDC a tué Willy Ngoma, porte-parole militaire du M23, dans la zone de Rubaya.
» Le mois dernier, les FARDC ont intensifié leur recours à la guerre aérienne pour appuyer leurs incursions, menées conjointement avec les milices Wazalendo, contre les positions du M23 dans les territoires de Mwenga, Masisi et Fizi » a déclaré l’organisation ACLED dans un communiqué.
Selon cette organisation, les FARDC ont déployé un arsenal de drones chinois CH-4 et turcs TAI Anka, ainsi que des avions de chasse et des hélicoptères d’attaque lors de ces opérations.
« L’armée congolaise a également fait appel à de nombreuses sociétés militaires privées pour appuyer ces opérations, notamment Vectus, officiellement engagée pour faciliter la taxation des revenus miniers sous la direction de l’Américain Erik Prince, ancien dirigeant de la société militaire privée Blackwater » a renchéri ACLED.
Face à ce déluge de frappes aériennes, ACLED affirme que le M23 a également mené plusieurs attaques kamikazes par drones contre le centre de commandement militaire des FARDC à Kisangani, qui lui sert de principale base pour ses opérations aériennes.
L’AFC/M23 avait indiqué avoir détruit la base de commandement des FARDC à Kisangani.
Depuis le début des offensives de l’armée congolaise dans le Nord et le Sud-Kivu, la société civile locale accuse l’armée d’avoir bombardé plusieurs villages où des maisons de civils ont été incendiées.
Plusieurs habitants ont perdu la vie dans ces attaques. Le 11 mars 2026, une attaque de drones des FARDC a visé la ville de Goma, tuant une humanitaire employée des Nations Unies et deux autres civils.
L’attaque a été condamnée par la communauté internationale.
L’AFC/M23 a pointé du doigt les autorités congolaises, les accusant d’avoir mené cette attaque qui, selon le mouvement, visait à décapiter la direction de l’AFC/M23 en ciblant ses leaders, dont Corneille Nangaa, coordonnateur politique de l’AFC/M23, le général Sultani Makenga, coordonnateur militaire du mouvement, ainsi que Bertrand Bisimwa et Fredfy Kaniki, coordonnateurs adjoints.
Corneille Nangaa a déclaré devant la presse que ces actes barbares signent une mise à mort intentionnelle du processus de paix en RDC.

