La ville de Kinshasa fait face depuis plusieurs semaines à des embouteillages persistants qui compliquent le quotidien des habitants. Dans plusieurs communes, les usagers dénoncent des retards répétés, des trajets interminables et un impact direct sur leurs activités professionnelles.
Selon de nombreux témoignages, un déplacement estimé à 30 minutes peut désormais prendre jusqu’à une heure et demie, voire trois heures aux heures de pointe.
Les habitants du district de Tshangu affirment que rejoindre le centre-ville est devenu « un véritable défi », certains étant contraints de parcourir de longues distances à pied pour arriver à temps au travail.
Face à cette situation, le gouvernement provincial dirigé par Daniel Bumba affirme multiplier les stratégies et contrôles routiers pour tenter de fluidifier la circulation. Mais sur le terrain, de nombreux Kinois estiment que les mesures prises restent insuffisantes.
« Au mauvais stationnement des chauffeurs de transport en commun s’ajoute le fait que certaines autorités politiques et des officiers roulent en sens inverse. C’est aussi cela qui est à la base des embouteillages », déclare Joseph Tshimanga, habitant de la capitale.
Pour Jean-Marie Mongu, conducteur, l’état des routes secondaires aggrave également la situation. « Suite à l’impraticabilité des routes secondaires, certains axes servant de raccourcis sont en construction au même moment, ce qui augmente le niveau d’embouteillage dans la ville », explique-t-il.
Parmi les causes évoquées figurent le non-respect du code de la route, le mauvais stationnement des véhicules de transport en commun, la circulation en sens interdit et la dégradation de plusieurs voiries urbaines.
La population appelle désormais à une implication renforcée des autorités nationales et provinciales ainsi que des services de régulation routière afin de trouver des solutions durables et permettre aux Kinois de circuler sans inquiétude dans la capitale.

