Bule, ce mardi 27 janvier 2026, demeure plongée dans une paralysie quasi totale de ses activités socio-économiques.
Située dans la chefferie des Bahema Badjere, en territoire de Djugu, dans la province de l’Ituri, la région vit toujours au rythme de l’insécurité persistante, malgré le récent déploiement militaire.
Les boutiques et magasins sont restés fermés. Les écoles n’ont toujours pas repris les cours. Plusieurs structures sanitaires ont cessé de fonctionner, privant la population de services essentiels.
Cette situation inquiète fortement les habitants, déjà éprouvés par des semaines de violences armées.
Selon des sources locales, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont délogé, depuis le week-end dernier, les rebelles de la CRP qui occupaient la zone depuis près d’un mois. Cette avancée militaire, bien que saluée, n’a pas encore permis un retour effectif à la vie normale.

La société civile locale tire la sonnette d’alarme. Elle craint une année blanche pour les enfants de Bule, privés d’éducation depuis plusieurs semaines.
Elle appelle les autorités compétentes et les partenaires humanitaires à l’ouverture urgente d’un couloir humanitaire.
L’objectif est de permettre l’assistance aux populations affectées et la relance progressive des services sociaux de base.
Dans l’attente d’une stabilisation durable de la situation sécuritaire, les habitants de Bule continuent de vivre dans la peur, dans l’espoir d’un retour rapide de la paix et des activités vitales.

